Résumé

Gustave Dutruc Le code pénal modifié par la loi du 18 avril… (1863)

Enfin, quoique le texte actuel exige évidemment l'habitude dans tous les cas, même alors que l'instigateur est le père ou la mère de la victime ou une des personnes chargées de sa surveillance, nous n'hésitons pas à vous proposer sur ce point une modification qui mettra la loi d'accord avec la morale. Une mère qui vend sa fille, même une seule fois, est indigne de toute indulgence. Rien ne peut excuser un père ou un tuteur qui abuse de sa situation pour acheminer un mineur vers le vice au lieu de l'en préserver.
Source : Gallica

Gustave Dutruc Le code pénal modifié par la loi du 18 avril… (1863)

On ne juge pas les gens quand ils sont dans une émotion qui trouble leur intelligence !.
« Mais le non-lieu ?. Savez-vous quelle est ma réponse ? Si vous voulez prendre une affaire de flagrant délit complet, entendu de bonne foi, je dis qu'il n'y a pas d'ordonnance de non-lieu possible. Je comprends en matière de flagrant délit un acquittement de bienveillance, de pitié. Mais qu'un juge, la plume à la main, écrive dans un acte de procédure, dans une ordonnance, qu'il n'y a pas de charges contre un individu pris en flagrant délit! J'avoue que mon intelligence se refuse à le comprendre. »
Source : Gallica

Gustave Dutruc Le code pénal modifié par la loi du 18 avril… (1863)

Le bannissement est une peine exclusivement réservée aux délits politiques; il serait souvent difficile d'en obtenir l'application à un délit ordinaire et de droit commun ; et s'il est vrai que quelquefois la délivrance d'un passe-port sous un nom supposé ait pour but de favoriser une évasion conseillée par des raisons politiques, le plus souvent ce délit n'est inspiré que par de tout autres motifs. D'ailleurs, l'emprisonnement et les peines accessoires qui remplaceront le bannissement, nous paraissent correspondre suffisamment et dans tous les cas à la gravité du délit.
Source : Gallica

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