“ C’est pourquoi, étant convaincu d’être l’instigateur et le porte-étendard des plus odieux attentats, tu serviras d’exemple à ceux que tu t’es associés dans le crime, et ton sang raffermira la discipline. ”
Citations sur “instigation”
Jean Féron,
Les trois grenadiers
“ Et je suis content, vicomte, d’avoir votre avis sur cette question, attendu que mieux que quiconque d’entre nous vous connaissez ces gens, leurs tactiques et les moyens dont ils peuvent disposer pour leur défense en cas d’attaque. Mais il reste un individu contre qui une accusation peut être émise sans danger de la voir rejeter. ”
Ouliana Dmitrieff, Des impulsions pures et des impulsions associées au point de vue de la responsabilité morale… (1901)
“ « Quelquefois, dit-il, les maniaques sont agités par une lutte intérieure entre l'impulsion au meurtre et les motifs qui. les éloignent. La violence. de cette lutte est composée en raison de la force de l'impulsion et du degré d'intelligence et de sensibilité. Chez quelques-uns, l'impulsion est plus énergique, et il s'établit une lutte intérieure qui trouble, agite le malade et le jette dans des angoisses affreuses. Chez un petit nombre, l'impulsion est si violente, si instantanée qu'il n'y a point de lutte et que l'action suit immédiatement ». ”
Paulin Paris,
Les Romans de la Table ronde
“ Telle est la sûreté de l’attaque, la vigueur de la défense, qu’on ne sait à qui des deux donner l’avantage. Enfin, cédant à la même fatigue, ils laissent tomber leurs bras, et semblent garder à peine la force de retenir leurs écus. ”
Paul Féval, L’Arme invisible ou le Secret des Habits noirs… (1869)
“ Celle-là c’est la parole, ou la pensée plus subtile encore, le soupçon, l’envie, l’ambition, la terreur, l’amour, que sais-je ? Ceux qui manient cette arme terrible et inévitable sont nombreux, ils ont de l’or, et le monde aveuglé se fait leur complice... ”
Henri-Frédéric Amiel,
Charles le Téméraire
“ Longs dénis de justice, extorsions, affronts, Contre nos alliés, villes, pays, barons Et nous, journellement commis par insolence. À partir de ce jour et cette heure, emploierons Contre toi, tes parents et tes vassaux, toute arme Sans nulle exception, tout ce qui navre ou nuit : L’incendie et le gast, les surprises, l’alarme, Et l’attaque et l’assaut, de jour comme de nuit, Rapt, bataille ou rançon, sac, ruine ou carnage ; Le tout loyalement, pour te faire dommage À mort. ”
Dauphin Meunier, Louise de Mirabeau, marquise de Cabris… (1914)
“ Je crains tout pour vous, ma bonne maman, le temps de l'incertitude, celui des sollicitations, autant que l'issue même. Que sait-on jusqu'où l'humeur vous entraînera ? Que sait-on si dans l'attaque et la défense, il ne sera pas employé des armes qui, faisant rougir l'un et l'autre, ulcéreront les deux partis à jamais ? ”
André Beaunier,
Revue littéraire - Récits de combattants
“ « Tant que nous allons par-dessus ce qui est nôtre, l’attaque, la belle attaque qui est la joie des combats s’alourdit d’angoisse et de détresse. » Il avertit les « gens de l’arrière, » qui s’étonnent de la lenteur et des retards... ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ DÉFENSIF, ive. adj. Il n’est guère en usage qu’au féminin, & signifie qui est fait pour la défense. Les armes défensives sont les casques & les cuirasses, & autrefois le bouclier. Voyez au mot Arme. Arma ad legendum, ad defendendum. Les Princes les plus foibles font entr’eux des ligues offensives & défensives, pour se précautionner contre l’attaque des plus puissans. Voy. Ligue. Il s’emploie aussi substantivement, mais seulement au féminin. Etre sur la défensive, ne faire simplement que se défendre. ”
Eugène Talbot, Attentat contre la commune d'Angers… (1856)
“ Que des malfaiteurs se réunissent, s'arment et s'embusquent sur votre chemin pendant la nuit, pour vous surprendre a voire passage, se ruer sur vous, et vous assassiner pour vous voler plus sûrement ensuite : les laisserez-vous faire? Ne repousserezvous pas la force par la force, l'agression par la défense, l'assassinat dont on vous menace par l'extermination même du forcené qui lève le bras sur vous ? ”
Antoine Jacquemoud, Le Comte Vert de Savoie, poëme héroïque… (1844)
“ Et l'ennemi, qui voit d'un effort ascendant L'attaque de plus près l'étreindre, et de sa dent Sur tous points à la fois aux murs atteindre et mordre, Laisse entrer dans ses rangs le trouble et le désordre ”
Jules Liégeois,
De la suggestion et du somnambulisme dans leurs rapports avec la jurisprudence et la médecine légale
(1889)
“ Nous assistons alors à un spectacle des plus curieux, à celui du combat intérieur qui se livre dans son esprit; sa figure, très expressive et très mobile, reflète toutes les phases de la lutte violente entre sa volonté et l' autorité de la suggestion qui lui a été faite; ses yeux noirs révèlent toute la concentration de la pensée sur cette idée de vol qui hante son cerveau ; la face prend un caractère de sombre résolution ”
Augustine Bulteau,
La Lueur sur la cime
“ Alors le moindre de nos gestes devient apte à nous engager ou à nous détruire, nos actes retentissent au loin. Nous sommes dangereux à nous et à autrui ; notre regard a la puissance de modifier ceux sur qui il se pose, la balle tirée au hasard nous frappe derrière le mur où nous nous croyions en sûreté. ”
Flora Tristan,
L’émancipation de la femme
“ Ne vous heurtez pas inconsidérément contre la force, vous seriez brisés : usez la force par l’inertie, et déjouez-la par la ruse. Pourquoi laisseriez-vous à vos ennemis les avantages d’une lutte intelligente ? ”
Charles Besson, Histoire d'un bataillon de mobiles… (1872)
“ Dans la lutte hommes contre hommes, si l'on reçoit des balles, on a la consolation d'en envoyer; il y a l'animation du combat, le bruit de la fusillade, l'odeur de la poudre; le soldat se grise en combattant. ”
Rabbin Simon Levy, Moïse, Jésus et Mahomet
“ Nous nous arrachons à la tendresse de nos épouses, aux baisers de nos enfants, pour voler là où l’on trame des complots contre sa sécurité, nous opposons attaque à attaque, nous nous tenons sur la brèche de ses murs, l’épée au poing, pour repousser l’invasion de l’ennemi. ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Oh ! si tu l’aimes, cours aux armes, car sa voix t’appelle, et tu pourrais un jour pleurer le sang qu’elle versa sous le feu ennemi. Oui, enfants libres d’un même Dieu, prenez vos armes et courez à la frontière ! ”
Jules Claretie,
Histoires cousues de fil blanc
(1866)
“ Aux hommes, les combats & la lutte; aux femmes, le dévouement & l'abnégation. Il n'y a pas seulement des coups à porter, il y a des blessures à cicatriser. A eux le poignard & les balles, à nous le baume & la charpie ! ”
Maurice Boué, Le Secret de la malle rouge
“ Quelques instants après, je revenais avec le praticien. — La blessure, heureusement, n’est, pas très profonde, conclut le praticien. — Mais où, diable ! est l’arme du crime ? m’écriai-je, m’adressant à mon ami. ”
Jacques Crétineau-Joly,
Simples récits de notre temps
(1860)
“ Cernés de tous côtés dans des murs s'ébranlant sous l'effort des balles, ils prennent à la hâte les dispositions que l'instinct leur suggère. Ils essuient le feu continuel de l'ennemi, et à leur tour ils font feu. ”
Jacques Normand, Le Laurier Sanglant
“ Quelque soupçon d’humanité... Mais eux, les assassins, les félons adversaires Que le crime accompagne à chacun de leurs pas, Méritent-ils encore, eux, les incendiaires, Qu'on les appelle des soldats ? ”
Paul Mahalin,
La Belle limonadière, par Paul Mahalin
(1884)
“ L' assassin la poursuit , la traque , la débusque !... Le sang , qui sort à jets et à bouillons fumants de chaque nouvelle blessure , le rend enragé , ivre , fou ! Il frappe sans conscience , il frappe sans relâche , il frappe sans pitié ... ”
Jules Bois,
Le Satanisme et la magie
(1895)
“ Ah ! la résignation muette et furieuse elle défend plus efficacement que les autres armes. Inclinez la tête, baissez l’échine sous le fléau ; obéissez aux coups, l’élasticité du corps meurtri sait renvoyer à l’adversaire victorieux les blessures qu’il donne. ”
Jacques Normand, Tablettes d’un mobile
“ Qu’un jour viendrait où nous pourrions Essayer tous deux notre adresse Et trouer d’épais bataillons. Hélas ! malgré notre espérance Et nos efforts, mon vieil ami, Nous n’avons sur la conscience Le meurtre d’aucun ennemi. ”
Gustave Lefebvre, La Vie et les oeuvres de Dugas-Montbel… (1889)
“ Faudra-t-il qu'à son tour la personne attaquée affiche sa défense? Lui sera-t-il possible de suivre l'attaque dans tous les carrefours ? N'arrivera-t-il pas que ceux qui auront lu la calomnie ne pourront pas lire la défense, et que ceux qui verront la défense ne sauront pas à quoi elle répond? ”
Jules d’Herbauges, Revue des Deux Mondes
“ Qui pourrait peindre leur mortelle inquiétude pendant que, trop loin pour pouvoir juger les phases diverses du combat, elles suivaient avec une anxiété toujours croissante le bruit plus ou moins vif de la fusillade, et cherchaient à y deviner le résultat probable de la bataille ? ”
Eugène Sue,
Martin l’enfant trouvé ou les mémoires d’un valet de chambre
“ Je devins furieux ; saisissant mon adversaire à la gorge, je l’envoyai rouler sur la berge, un second assaillant eut, je crois, la mâchoire brisée ; je me sentais en ce moment une force surhumaine ; mes artères battaient à se rompre, de sourds bourdonnements bruissaient à mes oreilles. ”
Jules, Correspondance choisie de Gœthe et Schiller
“ Quelque différence qu’il y ait entre les instruments qui nous servent, à vous et à moi, à travailler le monde, et entre les armes offensives et défensives que nous manions, je crois pourtant que nous tendons vers un même but. ”
Auguste Massacrier, Les missions à la guerre d'un chef de section (1910)
“ Réitérer l'assaut. Si nouvel échec, se replier - sur le point de ralliement, en se couvrant, pour une section, par une escouade sur deux rangs. Préparer le plus vite possible une embuscade à l'ennemi. ”
Albert Londres,
Les Comitadjis ou le terrorisme dans les Balkans
“ Miracle de la discipline, ils ne volent que là où ils doivent voler. L’aile indiscrète ne dépassera pas d’un centimètre le cercle de la conspiration. Mais là, elle passe et repasse. Le poids qui pesait sur le cœur de tous est levé. ”
Basile Moreau,
La Vendée : poëme en douze chants
(1861)
“ On voit ces faibles mains, à la défense utiles, Sans cesse aller, venir, pleines de projectiles, Ne s'arrêtant jamais, puisant aux arsenaux, Et courant tout le jour des caissons aux créneaux. Partout la même ardeur, partout le même zèle, Infatigable, actif, non moins pur et fidèle; Chacun à ne rien perdre est trop intéressé, Et contre l'ennemi tout sert, tout est lancé. ”
Alexis Trouillet, Conférences médicales faites aux dames membres du comité… (1896)
“ Quand vous connaîtrez l'ennemi, il faudra savoir, outre les moyens de lutte dont nous avons parlé, il faudra encore savoir les moyens que nous avons à notre disposition pour éviter ses atteintes et sa propagation d'un individu à un autre. ”
Jules Dejerine,
Les Manifestations fonctionnelles des psychonévroses…
(1911)
“ Ne voit-on pas les sujets avant de tomber en état syncopal, ébaucher des mouvements qui sont des gestes de défense, qui manifestent la tentative d'ailleurs vaine, faite pour se reprendre, pour se défendre? ”
Paul Hartenberg, Physionomie et caractère : essai de physiognomonie scientifique (1908)
“ La volonté d'inhibition, apte surtout à la contrainte des impulsions et des passions intérieures, arme de défense passive, et la volonté d'impulsion, instrument extérieur d'attaque et d'action qui rend son possesseur mieux maître des autres que de lui-même. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Si tu essayes de te révolter, on lui arrachera un ongle ; si tu tentes de t’évader, à chaque tentative on lui coupera soit un pied, soit une main, soit le nez, les oreilles ou la langue... Si tu parviens à t’échapper, on lui arrachera les yeux ”
Clémence Robert,
Les Mendiants de la mort
“ Oh ! combien il voudrait se trouver tout à coup en face d’un danger réel, être immobile devant le bout d’un pistolet ou suspendu par le plus faible soutien au-dessus d’un abîme, afin de braver la mort avec calme, et de se relever à ses yeux. ”
Marie-Joseph Dourlens, M. de Châteaubriand et extraits de ses oeuvres… (1884)
“ Au milieu des cris, des insultes, des menaces, du bruit des épées, des coups de javelots, du sifflement des flèches et des dards, du gémissement des machines de guerre, on n'entend plus la voix des chefs. ”
Vie du commandeur Ch. Trenca , par Norbert-Duclos… (1857)
“ Les menaces les plus affreuses ne l'ébranlent point ; il offre pour toute réponse, au feu des assassins, cette poitrine sur laquelle brille le signe de l'honneur et il tombe !... victime trop confiante et volontaire du plus stoïque dévouement. ”
Olivar Asselin,
Pensée française, pages choisies
“ C’est vous qui, par votre majestueuse inertie, êtes responsable des larmes, des désespoirs, des révoltes impuissantes qui éclatent dans des foyers jusqu’alors paisibles, où la fatalité a conduit un jour la police, suivie des reporters. ”
Georges Eekhoud,
Les Fusillés de Malines
“ Des ennemis feignent de se prendre à la gorge, et, après quelques feintes belliqueuses, de nature à donner le change aux regardants, tombent dans les bras l’un de l’autre, et vident leur querelle dans une longue accolade. ”
Charles Rozan, Petites ignorances de la conversation (1860)
“ Sans cesse en butte aux attaques du ridicule, - ils ramassent l'arme qu'on leur lance et la renvoient aiguisée par une malice vengeresse. C'est dans ce triste exercice que leur œil se forme à saisir du premier coup le côté vulnérable de leur adversaire et à y décocher d'une main prompte et sûre un trait qui frappe juste et fort. ”
Cham,
Cham - Albums du Charivari
“ Que la guerre ce sera comme un vrai bouquet de fleurs. — Mais, sargent, le fusil à aiguille, ça va devenir une rage !— Imbécile, ça peut pas devenir une rage, du moment que le fusil n’a pas de chien. ”
Paul Féval, Le Loup blanc (1878)
“ Il devint évident que les insurgés (car leur nombre et leurs griefs défendaient qu’on les appelât bandits) avaient un chef habile et résolu, dont les ordres, quels qu’ils fussent, étaient suivis avec une aveugle soumission. Le moment vint où la défense, conduite avec un ensemble merveilleux déborda l’attaque. ”
“ Mains crispées aux armes qu'on enfonce, bouches béantes, étincelles des yeux, râles des gorges enferrées, abois des chefs, élan des corps poussés par la force panique de l'élément, figures sexagénaires d'enfants tueurs, narines troussées sur les rictus cruels, cris des baïonnettes tordues contre les os, rosée sanglante échappée de crânes ouverts, pleurs des lâches pourfendus, rires insanes des assassins assouvis, essors des déments, balafres ouvertes comme des bouches neuves à travers les grimaces des figures ahuries: Bernard les voit. ”
Joseph Doutre,
Les fiancés de 1812
“ En attendant reprenez vos pistolets et votre poignard. En ami, je vous avertis qu’il vous serait fatal d’en user ici ; car si vous tuez un homme, quinze autres peuvent tomber sur vous et vous accabler. Si cependant il en est un qui ose vous outrager, l’usage de vos armes vous est permis, sans attendre que d’autres vous donnent raison. ”
Jacques-Vincent Delacroix, Supplément aux Méditations et souvenirs du Spectateur français… (1820)
“ Soyons bien convaincus que tous les moyens leur paraissent légitimes , s'ils les conduisent à leur but ; la main d'un assassin contre le porteur d'un mot d'ordre , dont ils s'emparent pour jeter la confusion dans la force armée ”
Ferdinand Chiflet, Les Trois Sergents (par F. Chiflet… (1849)
“ Que feriez-vous d'un homme qui serait surpris, à la veille du combat, enlevant les balles des cartouches ou coupant les jarrets des chevaux? Vous l'enverriez où l'on envoie les traîtres, ou tout au moins où l'on envoie les fous dangereux. ”
Paul Mahalin,
La Belle limonadière, par Paul Mahalin
(1884)
“ Je dis : pourchas , et non plus lutte . Nous nous étions trompés à cet endroit jusqu' à présent ... La lutte implique la défense aussi bien que l' attaque ... Et la malheureuse créature ne s' est pas défendue ... Elle a cherché à échapper à l' adversaire qui la chargeait ; elle a cherché à se dérober au couteau inexorable ; elle a cherché à vivre , enfin !... Mais elle n' a pas crié ! Elle n' a pas appelé ! Elle n' a pas voulu être secourue ! ... Vous voyez la scène , n' est -ce pas ? La femme , éperdue , échevelée , à demi-nue , saignante , tournoie dans cette pièce ”
Jean-Baptiste Charles, Ma méthode
“ Vous en trouvez aussi qui, manquant de vitesse, sont presque certains, en vous portant une attaque, de ne pas vous toucher et qui, pour éviter la riposte, se laissent désarmer et vous disent ensuite que vous ne deviez pas riposter. ”
