Résumé

Dauphin Meunier Louise de Mirabeau, marquise de Cabris… (1914)

Vous me faites frémir, répondit Mme de Cabris à sa belle-sœur. Vous, veuve du vicomte de Mirabeau, le fléau et la terreur des brigands de France, vous dont on connut les principes et qu'on sait bien incapable d'avoir été entraînée en sens contraire d'une opinion qui est notre devoir à tous, vous, mère d'un enfant de quarante-deux mois et prête à donner le jour à un second fils, vous pensez à livrer votre personne et tant d'intérêts précieux à des brigands sans foi, qui se sont fait la loi de ne rien respecter !..
Source : Gallica

Dauphin Meunier Louise de Mirabeau, marquise de Cabris… (1914)

« Toutes les procédures faites en Provence contre le marquis de Cabris, sentence, assemblée de parents, arrêt qui les confirme, le tout cassé du propre mouvement du Roi. Les personnes du mari et de l'enfant amenées, d'autorité particulière, l'une dans un couvent de Paris, l'autre dans une maison de santé. Le fond, pour juger le cas du marquis de Cabris, est renvoyé au Châtelet de Paris. La procédure et le procédé ont été jugés affreux, Sa Majesté en a été indignée. C'est le jugement le plus humiliant pour le parlement de Provence et pour toute la magistrature, ont dit les membres du Conseil. »
Source : Gallica

Dauphin Meunier Louise de Mirabeau, marquise de Cabris… (1914)

Droite, simple, crédule, résolue, opiniâtre même dans ses affections, Sophie ne s'était pas donnée pour se reprendre, moins encore pour se partager : elle ne souffrait plus seulement la cohabitation de son mari podagre et septuagénaire. Mirabeau lui avait juré de lui appartenir de même ; il s'était engagé d'honneur à l'enlever, à s'expatrier avec elle. Il rompit donc son ban, le soir de l'Epiphanie; mais du fond des réduits où il se cachait, il invoqua la protection du gouvernement ; il
appela sa mère, il appela Louise surtout, à son aide.
Source : Gallica

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