Sisteron

Définition et enjeux

Portrait de Léonce de Lavergne Léonce de Lavergne Dictionnaire encyclopédique usuel… (1858)

SISTERON, ville de France, sur la rive droite de la Durance, chef-lieu d'arrondissement du département des Basses-Alpes, à 10 lieues O. de Digne. Population, 4,600 habitants. Cette ville est très-ancienne, et eut à essuyer les attaques des barbares qui envahirent le reste des Gaules; dans le VIe siècle, on y établit un évêché suffragant d'Aix, et dont le titulaire se nommait prince de Lurs. Sisteron a maintenant un tribunal de première instance, un collège et une société d'agriculture. C'est une ville très-forte et qui est mise au rang des places de guerre; elle a une bonne citadelle.
Source : Gallica

L'Histoire de France racontée par les Contemporains…

Il y avait alors aux environs de Sisteron, dans le village des Noyers, un gentilhomme appelé Bobon ou Beuvon, qui déjà plus d'une fois avait signalé son zèle pour l'affranchissement du pays. Profitant de l'enthousiasme général, et ralliant à lui les paysans, les bourgeois, en un mot tous les hommes amis de la religion et de la patrie, qui voulaient prendre part à la gloire de l'entreprise, il fit construire non loin de Sisteron, un château situé en face d'une forteresse occupée par les Sarrasins.
Source : Gutenberg

Ferdinand Béchard Droit municipal au moyen âge. Tome 1 (1861-1862)

VI. — L'histoire municipale de la ville de Sisteron, écrite par M. de la Plane, avec une précision lumineuse, n'offre pas, comme celles de Digne et de Manosque, un caractère de dualité fondé sur la distinction d'un bourg et d'un château. Sisteron jouissait paisiblement depuis un temps immémorial de ses libertés municipales, avant et depuis l'établissement, en 1054, du comté de Forcalquier dont elle faisait partie. Ce n'est qu'au moment de l'usurpation du comté de Forcalquier par Guillaume de Sabran qu'elle demanda une charte confirmative de ses priviléges.
Source : Gallica

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