Résumé

Camille Arnaud Oeuvres posthumes de Camille Arnaud… (1884)

Peut-on en conscience, admettre qu'un si grand nombre de familles, car j'établis en fait que le nom d'Arnaud est le plus répandu de tous ceux usités en France, principalement dans le Midi, peut-on admettre, dis-je, qu'un si grand nombre de familles ait consenti à prendre, pour les distinguer des autres, un nom déjà flétri? Cela est impossible à croire, impossible même à supposer. Il faudrait bien peu connaître l'espèce humaine pour soutenir que quelques-uns de nous se sont affublés, de gaieté de coeur, d'une épithète déshonorante ou d'une qualification ridicule.
Source : Gallica

Camille Arnaud Oeuvres posthumes de Camille Arnaud… (1884)

S'il se trompe, on le rectifie, mais on lui sait gré de ses efforts.
Tout bien examiné, je crois que le gadium spirituale était un legs fait en vue du sacrement de pénitence obtenu par le testateur, au moyen duquel il témoignait sa reconnaissance à l'Eglise, et la remerciait de l'avoir mis en état de paraître devant Dieu. Il rémunérait l'Eglise, tout comme il avait rémunéré le notaire, car dans les idées d'alors, et, je puis le dire sans crainte d'hérésie, dans celles d'aujourd'hui, il avait fait un double testament.
Source : Gallica

Camille Arnaud Oeuvres posthumes de Camille Arnaud… (1884)

Le testateur n'osa passer sous silence sa fille et ses petites-filles. A l'une, il lègue l'usufruit de ses biens, car il l'institue héritière pour sa vie seulement ; aux autres, il fait un legs insignifiant. Il contrevenait par là à toutes les lois divines et humaines ; et bien que le motif de l'exhérédation par lui prononcée fût respectable, on doit néanmoins l'en blâmer, il ne savait pas que l'on fait son salut plus par des actes que par des prières, et que déshériter des enfants innocents pour faire célébrer des anniversaires, est un très mauvais moyen d'obtenir faveur devant Dieu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature