Victor-René Hunger

Résumé

Victor-René Hunger Histoire de Verson (1908)

A 2 heures après-midi, nous nous rendons avec nos bagages sur le rivage de la mer ; une foule immense de peuple tant de la paroisse que des lieux circonvoisins s'y rendent pour être témoins de notre départ. Cette grande multitude devoit naturellement nous donner de l'inquiétude dans un temps où l'homme n'écoutoit plus ni la justice, ni l'honneur, ni la religion ; dans un temps où les lois les plus sacrées étoient foulées aux pieds, méprisées, transgressées ; que dis-je, dans un temps où la vertu, la probité, la religion étoient persécutées à toute outrance.
Source : Gallica

Victor-René Hunger Histoire de Verson (1908)

L'un bat orge et l'autre froment L'un achète, quand l'autre vend. Qui au jour payer ne vient Le seigneur à sa merci tient.
Après ils doivent la corvée : Quand la terre ils ont labourée, Quérir ils vont blé au grenier ; Semer le doivent et hercer, Chacun un acre en sa partie.
Après quoi, ils doivent l'oublie A la Saint-André Baconnel, Trois semaines devant Noël.
Source : Gallica

Victor-René Hunger Histoire de Verson (1908)

C'est un fier scélérat que le curé de Verson. Déjà nous nous étions plaints de son hypocrisie et de l'affluence des imbéciles de Caen tous les dimanches à sa paroisse. Le sieur Girard, quoique protestant, avoit loué un bancq pour ses amis les dévots. Nous ne l'avions pas nommé, mais l'indignation nous y force. Le curé, enhardi par toutes ces manoeuvres, est monté en chaire et a vomi les blasphèmes les plus odieux contre la Constitution. Il a prêché ouvertement la révolte et la guerre civile.
Source : Gallica

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