Villenage

Définition et enjeux

Victor-René Hunger,  Histoire de Verson (1908)

“ De Thomas de La Marre, pour demy villenage contenant XIII acres et demye, cy dessus rendu en recepte ou cliappitre des villenages, c'est assavoir aux fayres du Prey II sols, ung sextier d'orge de bresage, I denier d'oubli, une mine et demy quartier de chariage, deux guellines, une vergee de fenage de prey, une vergee de syage de bley, demye acre d'areure devant Noel et demye acre après, cy reprins pour ce que le dit villenage est en la main du seigneur en deflaulte de homme. Pour ce... LXII sols, v deniers. ”
Source : Gallica

David Hoüard,  Anciennes loix des François, conservées dans les coutumes angloises…

“ Quelques hommes libres tiennent aussi des terres à ces conditions, & leur tenure s'appelle Villenage; mais ils ne sont pas pour cela serfs ou villains; car ce n'est pas la tenure qui fait le villain, puisqu'un villain peut tenir une terre libre de son Seigneur, sans cesser d'être villain. Quand un villain acquiere une terre en Fief simple ou à Fief conditionnel, le Seigneur peut s'en emparer, & la redonner ensuite au villain à titre de Villenage. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Alcius Ledieu Alcius Ledieu,  Monographie d'un bourg picard. 1 (1890-1912)

“ Plus tard, cette désignation prit un sens plus large, et, au XIIIe siècle, on l'appliqua par extension aux hommes de condition servile, aux artisans, aux marchands, en un mot, à tous les roturiers, c'est-à-dire à ceux qui n'étaient point nobles d'état ou de moeurs. Enfin, par une extension nouvelle, on donna ce nom à tous ceux qui étaient laids, difformes, poltrons, lâches.
Gomme on le sait, ce mot de vilain dérive du latin villa (métairie) , d'où l'on a fait villanus. Les terres que cultivaient les vilains étaient dites tenues en villenage
”
Source : Gallica

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