Résumé

Jules Philippe Histoire populaire de la Savoie… (1873)

Il est probable qu'il faut remonter jusqu'à elles pour trouver l'origine de la croyance aux fées, si répandue dans
toute la Gaule pendant de longs siècles, et de la tradition qui a donné à des pierres, à des grottes, en Savoie le nom des ces êtres imaginaires.
Enfin, comme l'esprit de l'homme, lorsqu'il n'est pas retenu par de vrais principes de morale, ne s'arrête pas dans la voie des exagérations, les Celtes ne se contentèrent plus d'un culte simple et débonnaire quoique entaché de superstition ; il leur fallut voir couler le sang sur l'autel et consulter des entrailles chaudes !
Source : Gallica

Jules Philippe Histoire populaire de la Savoie… (1873)

L'Eglise chrétienne formait bien, en effet, une troisième société, puissante par ses principes moraux et qui, planant dans une sphère plus élevée, domina ses voisines et leur imposa des lois. Au sein du chaos indescriptible qui avait suivi l'irruption des barbares en Gaule, au milieu de cette confusion d'idées, de principes, de gouvernements, de mœurs et d'usages, l'association chrétienne fut, grâce au code éternellement admirable du Christ, le flambeau qui dirigea les peuples dans le chemin de la civilisation.
Source : Gallica

Jules Philippe Histoire populaire de la Savoie… (1873)

La peine de mort était prononcée contre les juges qui s'étaient laissés corrompre, contre les traîtres, les déserteurs et les lâches ; pour punir les premiers, le législateur s'inspira de l'esprit de justice au nom duquel il promulga ses ordonnances ; pour frapper les autres, il visa les fautes qui pouvaient porter les plus graves atteintes à l'existence d'un peuple nomade et guerrier: en effet, être lâche, traître ou déserteur, c'était pour le Burgunde compromettre l'existence de la nation, et ce crime ne pouvait être égalé par aucun autre, pas même par le meurtre de son semblable.
Source : Gallica

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