Résumé

Nice et la France. Histoire de dix ans… (1871)

Nice va revenir à sa Mère-Patrie ; elle est toute entière française par la langue, par la race, par les moeurs. A toute grande secousse du monde, Nice devait se détacher de l'Italie et tomber d'ellemême du côté de la France.
Les Alpes sont une frontière trop nécessaire aux deux peuples pour appartenir à un seul. La nature, l'histoire, les voeux d'un peuple et les intérêts de notre propre sécurité, nous l'espérons avec confiance, l'emporteront. La politique ne pouvait, ni longtemps ni impunément, lutter contre la nature.
Source : Gallica

Nice et la France. Histoire de dix ans… (1871)

On semble croire qu'on serait enthousiasmé de vivre dans un pays libre; nous croyons, nous, qu'on préférerait de beaucoup vivre dans un pays tranquille.
Partout où il lui prend la fantaisie d'aller, l'étranger, le voyageur recherche la paix et le calme. Il exige qu'on les lui assure. Quant à son indépendance, il s'en charge ; sa sécurité seule lui importe.
Eh bien! l'étranger s'apercevra vite qu'il n'a pas à Nice sa sûreté personnelle ; il ne croira pas y jouir d'une protection qui le tienne en paix.
Source : Gallica

Nice et la France. Histoire de dix ans… (1871)

Nice ne serait plus qu'un foyer d'infection morale et politique dont il faudrait se préserver. On établirait, autour de cette petite pestiférée, un cordon sanitaire qui serait une nouvelle gêne pour les transactions commerciales, et un dernier sujet de répulsion pour les riches étrangers qui s'aventureraient encore dans cette contrée.
L'indépendance de Nice serait un véritable sequestre. Rêve insensé qui ne peut tromper personne. Voilà, sous leurs couleurs réelles, les perspectives que l'on s'efforce, sans s'en rendre un compte bien exact peut-être, d'ouvrir devant la malheureuse cité.
Source : Gallica

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