Vendetta

Définition et enjeux

Portrait de Pierre Larousse Pierre Larousse,  Grand dictionnaire universel du XIXe siècle

“ La vendetta est une guerre qui admet l’embuscade, les surprises, le guet-apens, toutes les ruses possibles ; mais elle exclut sévèrement le vol. La vengeance, non le pillage, est son but. Il faut lire, dans les récits spéciaux, les traits de courage, d’ingéniosité, d’héroïsme et aussi de férocité auxquels elle a donné lieu. La vendetta fit pendant des siècles de l’île de Corse une arène sanglante et la couvrit de ruines. ”
Source : Wikisource

Jules Gondry Du Jardinet,  Oeuvres de J. Gondry Du Jardinet… (1878)

“ Imite notre mère, chère Maria.
— Notre père combattait pour le salut de la patrie, tandis que la vendetta est une vengeance personnelle. Il ne suffit pas qu'une guerre soit motivée, il faut, pour la rendre excusable, qu'elle soit nécessaire au bien public.
— Regrette nos malheurs, mais ne me blâme pas.
— Pourrais-je faire autrement lorsque tu vas assassiner un innocent?
— Un innocent ! lui dont on a retrouvé le poignard dans la plaie sanglante de sa victime, lui que notre père a en vain imploré en tombant sous ses coups.
”
Source : Gallica

Portrait de Jules Michelet Jules Michelet,  Histoire du XIXe siècle (volume 1… (1880)

“ Elle a l’air sombre d’une prophétesse de malheurs, ou de ces voceratrices qui suivent les enterrements, non pas avec des pleurs, mais plutôt avec des accès de vengeance.
La vendetta est la religion du pays, sa grande pensée. C’est chose originale, unique, qu’il existe un peuple qui ait mis là son âme, qui n’ait d’autre poésie que la mort.
”
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature