Charles de Susini, La Corse et les Corses : opinions et documents (1906)
“ Le paysage en décor, miraculeusement éclairé prend des tons lumineusement doux de peinture sur soie; la lumière, c'est toute la magie de la Corse. Les quais : Les quais d'Ajaccio, ensoleillés et tristes, rêvent dans l'abandon d'un petit port italien, sans mouvement et sans transit ; ils s'étendent, ces quais déserts et vides, devant l'azur uni d'une baie fermée comme un lac ; les cimes neigeuses debout sur l'autre rive, complètent l'illusion: c'est l'illusion des moraines et des glaciers d'un lac de la Haute Italie, Côme ou Lugano : la Méditerranée en a le bleu profond et délicat. ”
