François-Guillaume Robiquet

Résumé

François-Guillaume Robiquet Recherches historiques et statistiques sur la Corse (1835)

Le Corse est religieux jusqu'à la superstition, lorsqu'il est dans son état ordinaire; athée lorsqu'il est agité de passions haineuses. Ses yeux étincèlent de fureur et de haine au moindre outrage qu'il reçoit en public, dût-il alors succomber à l'instant même qu'il vous enfonce son stylet dans le cœur; et il sera modéré, peut-être même endurant, s'il est insulté dans un lieu solitaire où sa réputation d'homme courageux n'est pas compromise. Il est orgueilleux, ambitieux, avide d'honneurs, de pouvoir et de richesses, envieux de la fortune de ses égaux qu'il voit s'élever au-dessus de lui
Source : Gallica

François-Guillaume Robiquet Recherches historiques et statistiques sur la Corse (1835)

La république avait, en effet, cédé à la France tous ses droits sur la Corse, se réservant d'y rentrer un jour, en dédommageant cette puissance des frais qu'elle aurait pu faire jusque là pour l'île. Les droits de Gênes ne pouvaient être fondés que sur la conquête ou sur le libre consentement des peuples. Le droit de conquête n'est que celui du plus fort; elle l'avait perdu puisqu'elle était devenue la plus faible, et si le consentement des peuples est nécessaire pour rendre légitime le pouvoir du souverain , il ne l'est pas moins pour l'autoriser à transmettre ce pouvoir à un autre.
Source : Gallica

François-Guillaume Robiquet Recherches historiques et statistiques sur la Corse (1835)

Située entre Bastia et Ajaccio, elle est un lieu de passage et de repos pour les voyageurs qui se rendent d'une de ces villes à l'autre; ses principaux habitans ont de fréquentes occasions d'exercer l'hospitalité, et ils s'en acquittent avec noblesse et générosité. Ils sont en général instruits; la plupart ont voyagé; plusieurs ont vécu long-temps sur le continent et y ont occupé des postes honorables; la civilisation a adouci leurs mœurs sans les corrompre; on trouve dans cette classe des hommes d'un mérite distingué et de beaux caractères. Les marchands sont peu nombreux et paisibles.
Source : Gallica

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