Porto-Vecchio

Définition et enjeux

Portrait de Émile Bergerat Émile Bergerat Souvenirs d’un enfant de Paris

Notre excursion de six semaines en Corse s’est terminée à Porto-Vecchio.
Porto-Vecchio, dont j’ai déjà célébré plus haut les étonnantes nacres et qui s’enrichirait rien qu’en les exploitant, est un bourg de près de trois mille enragés qui ne s’occupent que de politique et oublient de jouir des biens dont la nature les a comblés. Le plus rare de ces biens est un golfe magnifique, disposé pour devenir une rade de premier ordre et une station navale sans égale dans la Méditerranée.
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Charles Reynaud Revue des Deux Mondes

Cet homme-là a sondé tous les recoins des deux côtes de l’île ; il a sillonné le pays on tous sens, depuis le Cap Corse jusqu’à Bonifacio, de Carghèse à Aleria, de l’Ile-Rousse à Porto-Vecchio ; il a chassé dans toutes les plaines, péché dans tous les marais, couché dans toutes les cabanes de bergers, marqué tous les postes d’affût, et, en fin de compte, c’est à Porto-Vecchio qu’il s’est établi. Quand il entre dans un champ et qu’il dit avec un geste de prudence : Ci somo pernici ! on peut être sûr que le chien va lever la tête et flairer une piste.
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Pierre Conte-Grandchamps La Corse : sa colonisation et son rôle dans la Méditerranée… (1859)

Porto-Vecchio est donc, sous tous les rapports, un point digne du plus haut intérêt : aujourd'hui c'est un village malsain, défendu par un ancien fort génois en médiocre état. Les habitants sont laborieux et jouissent déjà d'une certaine aisance; il suffirait, pour seconder leurs efforts, d'assainir les marais de Porto-Vecchio , de draguer l'entrée du port, et d'amener de l'eau potable sur la plage pour l'approvisionnement des navires qui stationnent à Porto-Vecchio.
Source : Gallica

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