François-René-Jean de Pommereul Discours pour l'inauguration du buste du premier consul Bonaparte dans la salle…

En vain les vaisseaux d'Albion couvrent les mers ; la flotte de Bonaparte sort de ce même port de Toulon dont il les avait chassés ; il soumet Malte en passant, et rend l'Égypte témoin des mêmes prodiges qu'il avait
fait voir à l'Italie. Cette vaste contrée est soumise à ses armes, et il s'occupe à lui rendre la civilisation dont elle avait jadis été le berceau. Mais un malheur doit éprouver son courage : sa flotte est brûlée dans la rade d'Aboukir; il n'a plus ni l'espoir ni le moyen de communiquer avec la France
Source : Gallica

François-René-Jean de Pommereul Histoire de l'isle de Corse. Tome 1 (1779)

Dieu qui protége les opprimés s'est déclaré pour nous, en nous donnant toujours la gloire de battre les Génois, quoiqu'à forces inégales, soit en plaine campagne, soit qu'ils nous surprisent, soit qu'ils nous attaquassent dans l'ombre de la nuit, soit qu'ils fussent renfermés dans des forts ou des retranchemens, sans que dans un si grand nombre d'actions ils puissent compter une seule victoire pour eux.
Source : Gallica

François-René-Jean de Pommereul Histoire de l'isle de Corse. Tome 1 (1779)

Au reste les Corses actuels font plus encore que les autres Européens un mélange de différentes nations ; il
est vraisemblable que leurs familles sortent des naturels du pays, des Carthaginois, des Romains, des Arabes, des Vandales, des Goths, des Génois, des François, de toutes les nations enfin qui en ont fait successivement la conquête. La Corse fut autrefois nommée Cyrnos par les Grecs, nom harmonieux ; qu'elle a depuis changé pour celui de Corsica, qui l'est bien moins.
Source : Gallica

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