Charles Reynaud, Revue des Deux Mondes
“ Il n’a pas de maîtresse, il n’a pas de patrie ; L’amour n’a pu toucher ce cœur de conquérant, Et, quand de ses baisers une femme est flétrie, Il reprend son chemin comme le Juif errant ; Il poursuit son destin, le voyageur sans trêve, Funeste et séduisant comme l’ange déchu ; Plus d’une délaissée a dû voir, dans son rêve, Sur son soulier verni percer un pied fourchu ; Il a l’instinct du mal, il en a le génie ; Nulle ame ne résiste à ses yeux dissolus ; Il a vu, sans pâlir, sa mère à l’agonie, Et vendrait son pays pour un baiser de plus. ”
