Résumé

R. Renault La Charlotte : quatre mois dans la Méditerranée (1890)

Les côtes de la Corse ont un double caractère : le rivage qui regarde l'Italie plonge sur une mer tranquille, abritée par le continent italien de la violence des vents et des vagues ; les atterrissements des torrents qui s'y versent, les plus grands de l'île, ont fini par effacer ou atténuer ses caps, par combler ses anses et ses golfes. On ne trouve sur cette côte que le port de Bastia, le golfe de Porto-Vecchio, l'un des plus beaux et des plus sûrs de la Méditerranée, et celui de Santa-Manza.
Source : Gallica

R. Renault La Charlotte : quatre mois dans la Méditerranée (1890)

Tyr, ou plutôt Sour, n'est plus à présent qu'un misérable village. Quelques pauvres ballots de marchandises gisant çà et là sur ce sol que couvraient l'or, la pourpre et les aromates ; quelques centaines de maisons croulantes et presque désertes, où les Arabes rassemblent le soir leurs grands troupeaux de moutons et de chèvres noires aux oreilles pendantes, voici la ville phénicienne ! Elle n'a « plus de port sur les mers, plus de chemins sur la terre. » Mais le noir Liban est là toujours, et pare de son immuable grandeur les lieux où elle florissait.
Source : Gallica

R. Renault La Charlotte : quatre mois dans la Méditerranée (1890)

Mais ce rivage n'est pas seulement un lieu de repos pour les oisifs ; une population industrieuse habite les étages de ces collines ; sur les chemins, des chariots et des bêtes de somme ; dans les jardins, des maraîchers préparant pour le lendemain l'approvisionnement du marché voisin ; sur la plage, des pêcheurs jetant leurs filets. Du haut du pont de la Charlotte, Georges n'avait d'yeux que pour ces sombres et rigides coulées de lave qu'il venait de découvrir au fond de la mer diaphane
et qui restent comme un témoignage de la lutte du feu et de l'eau.
Source : Gallica

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