Résumé

L'Afrique. Choix de lectures de géographie… (1884)

J'étais-à 400 mètres environ au-dessus du niveau du lac. Du haut d'une paroi escarpée de granit, je ne pouvais détourner mes regards des eaux bienfaisantes de ce vaste réservoir qui nourrissait l'Egypte et fécondait lé désert, de cette grande source si longtemps cachée aux millions d'êtres humains, pour lesquels elle est un bienfait et une bénédiction. C'est une des merveilles du globe, et je résolus de la baptiser d'un nom illustre. En souvenir impérissable d'un homme dont la mort récente a été déplorée par l'Angleterre, tout entière, j'appelai ce grand lac l'Albert-Nyanza.
Source : Gallica

L'Afrique. Choix de lectures de géographie… (1884)

Le soleil nous brûle de ses rayons réverbérés par les facettes polies du calcaire, et le vent nous jette au visage les premières bouffées du désert. Tout à coup, comme nous venions de traverser le vieux pont romain qui donne son nom à la gorge, les parois de la brèche se replièrent brusquement sur elles-mêmes pour découvrir dans toute sa magnificence un tableau qui eût arraché au plus indifférent des voyageurs un cri de surprise et d'admiration : c'étaient les palmiers d'El-Kantara, l'oasis la plus septentrionale de l'Afrique 1.
Source : Gallica

L'Afrique. Choix de lectures de géographie… (1884)

Les rues sont étroites, sinueuses et généralement obscures. Les différents quartiers sont de vrais labyrinthes dont un Européen aurait de la peine à sortir. En dehors des bazars règne un profond silence. C'est à peine si l'oreille est frappée par la voix glapissante du muezzin qui appelle les fidèles à la prière du haut des minarets, ou bien encore par le bruit argentin de la clochette du marchand d'eau. La ville est divisée en de nombreux quartiers qui se ferment la nuit par une grande porte en bois et se gardent ainsi plus sûrement contre les malfaiteurs.
Source : Gallica

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