Paul Bory

Résumé

Paul Bory A l'assaut de l'Afrique (1901)

Au delà des limites marquées par les oasis de Khargeh, de Dakhel, de Taralifieh et de Siwa, c'est le désert dans toute son horreur et aussi avec toute sa magnificence; c'est l'inconnu, c'est le mystère.
Derrière ces sables infranchissables existe pourtant un monde véritable peuplé d'hommes de différentes races, dont nous ignorons l'importance et l'étendue. Mais, s'il parait bien difficile de le pénétrer en venant du nord, nous verrons plus loin que le Soudan égyptien paraît une route moins hérissée d'obstacles : le sud laissera peut-être un jour arriver au cœur du désert de Lybie.
Source : Gallica

Paul Bory A l'assaut de l'Afrique (1901)

Chacun comprend qu'il y a une lutte nécessaire, indispensable, non
seulement contre la sauvagerie des indigènes, mais aussi contre la fausse civilisation que, bien souvent, nombre d'entre eux ne connaissent que trop.
N'est-ce point grâce à l'intervention des blancs que les habitudes d'ivrognerie sont si répandues chez les noirs ?
Dans combien d'endroits de la terre africaine pourrait-on répéter ce mot d'un missionnaire anglais : « Les blancs corrompent les sauvages et leur apportent des misères et des vices qu'ils ne connaissent pas. En vérité, nous civilisons avec nos vices. »
Source : Gallica

Paul Bory A l'assaut de l'Afrique (1901)

La nature semble plongée dans un sommeil léthargique des plus pénibles. Un soleil implacable lance ses rayons de feu au-dessus de ces espaces désolés, où il provoque un réveil plus terrible encore que le lugubre sommeil dont nous parlions.
Nulle contrée n'offre une aussi large surface que l'Afrique à l'évaporation.
Les trois quarts de sa surface sont compris dans la zone torride, et le désert est, par sa nature, plus exposé aux influences atmosphériques. Le soleil darde d'aplomb sur ce sol dénudé et brûlant qui lui renvoie ses feux.
Source : Gallica

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