Résumé

Portrait de Alexis-Marie Gochet Alexis-Marie Gochet Le Congo belge illustré ou L'État indépendant du Congo… (1888)

Les oiseaux, il est vrai, sont dépourvus de chant au Congo, de même que la terre qui les nour
rit est dépourvue de fleurs. Mais la nature les a vêtus de robes si éclatantes, le bengali bleu, le touracco de pourpre, l'oiseau-mouche enduveté, l'amaranthe, le colibri, l'oiseaucardinal, le martin-pêcheur blanc ou rose, mêlés aux papillons infatigables, sillonnent en si grand nombre de tous leurs plumages prismatiques les tons multiples de la verdure, dans les forêts ou sur les rives, qu'il semble, à certaines heures, que dans ce pays de la vie, les oiseaux sont des fleurs qui volent.
Source : Gallica

Portrait de Alexis-Marie Gochet Alexis-Marie Gochet Le Congo belge illustré ou L'État indépendant du Congo… (1888)

Personne n'a le droit de dévaster une terre qui fait la quatrième partie du monde et qui offre à l'Europe et à l'Amérique un marché dont elles ont besoin.
Si la pitié ne suffit pas pour animer les peuples chrétiens, qu'ils songent à leurs intérêts. »
Un voyageur célèbre, le Dr Schweinfurth, tient le même langage : « De nos jours, dit-il, l'Afrique ne peut plus rester à l'écart ; nous avons besoin d'elle, besoin de ses marchés, de ses efforts. Cette terre colossale doit participer au labeur commun, produire et prendre part au commerce du monde. Pour cela, il ne faut plus d'esclavage. »
Source : Gallica

Portrait de Alexis-Marie Gochet Alexis-Marie Gochet Le Congo belge illustré ou L'État indépendant du Congo… (1888)

Il me reste assez de temps pour examiner la force navale qui arrive sur nous, et compter les canots de guerre venus du Livingstone et de son grand affluent. Il y en a cinquante-quatre. La marche est ouverte par un canot monstrueux, portant, sur chaque bord, quarante rameurs, qui pagayent debout et à l'unisson, au rythme d'un chant barbare. A l'avant sur une sorte de plate-forme, se tiennent dix jeunes guerriers, coiffés des plumes caudales du perroquet gris à queue rouge. A l'arrière, huit hommes gouvernent l'embarcation avec de longues pagaies, décorées de boules d'ivoire.
Source : Gallica

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