Résumé

Jean Boillot-Robert Léopold II et le Congo : nos fils au continent noir (1904)

Voleurs, soit, ils le sont; mais le blanc, qui, par cupidité, livre une guerre atroce à une population paisible, comme ce fut le cas des Anglais contre les Bœrs, ne sont-ils pas plus odieux que les nègres ? Et tous les scandales financiers ou autres qui se produisent dans notre vieille Europe, sont-ce des nègres qui en sont les auteurs? Le blanc qui, depuis sa plus tendre enfance, reçoit des notions de droiture et d'honnêteté et qui y faillit, n'est-il pas plus coupable que le nègre sans instruction aucune ?
Source : Gallica

Jean Boillot-Robert Léopold II et le Congo : nos fils au continent noir (1904)

J'arrive à Lokandu, poste coquet, commandant le fleuve, et en sécurité parfaite, à l'abri de ses fortifications et de ses tourelles en briques rouges. C'est véritablement depuis Stanleyville que commence le vrai Congo, et c'est à partir de ce moment que, commence la vie errante du voyageur. Je suis parti avec un haut magistrat de l'État Indépendant en mission, un juge dont voici le signalement : trente ans, grand, bien pris de sa personne ; il respire la force et la santé, sa figure énergique, rose et blanche, toujours heureuse et joviale, nous inocule la gaîté.
Source : Gallica

Jean Boillot-Robert Léopold II et le Congo : nos fils au continent noir (1904)

C'est une chose commune, en Afrique, que l'exode d'indigènes, passant d'un territoire à l'autre, dans l'espoir de trouver, de l'autre côté des frontières, une autorité moins établie ou moins forte, et de s'exonérer de toute dépendance et de toute obligation. Il se pourrait, à coup sûr, que des indigènes de l'État se soient, sous l'empire de telles considérations, déplacés vers les territoires voisins, encore qu'une sorte d'émigration sur une large échelle, comme la présente la note anglaise, n'ait jamais été signalée par les commandants des provinces frontières.
Source : Gallica

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