Léopold II de Belgique

Définition et enjeux

Gustave Oppelt Léopold II, roi des Belges, chef de l'État indépendant du Congo… (1885)

Il faut bien admettre que le prince de Bismarck et les autres hommes d'Etat, qui dirigent la politique européenne, connaissent suffisamment la situation internationale de la Belgique et de son Roi, et si ces hommes d'Etat ne trouvent aucun obstacle à ce que Léopold II devienne le Chef régulier du nouvel Etat, s'ils le souhaitent même de tout leur cœur, ce n'est pas assurément pour faire du tort à la Belgique, ni pour créer des embarras futurs à un Souverain dont ils ont acclamé en pleine Conférence les sentiments élevés, et les services qu'il avait rendus à la civilisation.
Source : Gallica

Gustave Oppelt Léopold II, roi des Belges, chef de l'État indépendant du Congo… (1885)

La Belgique ne peut évidemment qu'être flattée de la grandeur du but que Léopold II poursuit dans une partie considérable de l'Afrique. Tenter de civiliser des millions d'hommes est une œuvre à laquelle personne ne refusera ses acclamations. Chercher à ouvrir à notre pays d'immenses débouchés industriels et commerciaux, est un effort que tout Belge couvrira de ses plus sympathiques éloges.
Source : Gallica

Gustave d’Alaux Revue des Deux Mondes

À l’heure qu’il est, il n’y a guère en Belgique qu’un homme sincèrement las de la royauté : c’est le roi.
Léopold jouira-t-il long-temps du bénéfice de cette réaction ? Peu importe. Nés avant lui, luttant en dehors de lui, les partis belges pourraient au besoin co-exister sans lui dans toute leur intégrité. C’est donc en elle-même, dans son jeu intérieur et dans ses répugnances extérieures, et non pas en quelques analogies superficielles, que la Belgique doit être étudiée.
Source : Wikisource

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