Godefroid

Élements biographiques

Godefroid,  Revue des Deux Mondes

“ La Belgique a donc le droit d’être contente de tous ses enfants. Mais l’Europe, de son côté, doit être contente de la Belgique. En nous défendant nous-mêmes, c’est sa liberté à elle que nous avons sauvée.
« L’atout de l’Allemagne, c’est la rapidité, » disait M. von Jagow. Ce plan, la résistance belge l’a faussé dès le premier jour. En faisant perdre à l’envahisseur une semaine devant les forts de Liège, nous avons donné à la France et à l’Angleterre le temps de s’organiser et de se concentrer pour une lutte dans laquelle une heure de gagnée pouvait être décisive pour la destinée du monde.
”
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Godefroid,  Revue des Deux Mondes

“ L’Yser sera désormais, dans l’histoire de la Belgique, ce que les Thermopyles ont été dans celle de la Grèce et l’Argon né dans celle de la France ; le nom prestigieux autour duquel se donnent rendez-vous les plus glorieux souvenirs de la patrie. Grâce à l’Yser, le roi Albert n’a jamais quitté le sol de son pays : le royaume de Belgique, bien que ramené aux frontières les plus exiguës, existait toujours et donnait un éclatant démenti à l’audacieuse affirmation de la Kœlnische Zeitung, qui, dès le 18 octobre, avait imprimé en vedette : « Toute la Belgique est évacuée par les Alliés. » ”
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Godefroid,  Revue des Deux Mondes

“ La Prusse a fait à Luxembourg comme à Bruxelles ; elle ignore le droit, ou elle ne le constate que pour le violer. Mais ne faut-il pas admirer l’indigence intellectuelle des metteurs en scène dont on vient de raconter les exploits ? Avec une audace qui confond, mais avec une gaucherie qui fait sourire, ils servent des deux côtés à la fois la plaisante histoire de je ne sais quels Français fantômes, visibles aux yeux des seuls Prussiens, qui auraient à la fois paru à Luxembourg et en Belgique, et qui auraient forcé l’Allemagne à passer les frontières des deux pays. ”
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