M. Paléologue, Revue des Deux Mondes
“ Un soir, la malheureuse reine n’eut d’autre abri qu’une hutte abandonnée sans porte, sans fenêtre et sans feu. Un miracle si elle respirait encore en arrivant à Memel ! A peine convalescente, elle poursuivit le rôle qu’elle s’était assigné désormais, celui de ne pas désespérer. La petite ville de Memel offrit alors un spectacle d’une rare grandeur morale. Une pâle et faible femme portait dans son cœur la conscience nationale de tout un peuple. Jamais la patrie prussienne n’avait été aussi réduite : jusqu’au-delà de la Vistule elle était envahie et soumise ”
