Résumé

Edgar Baes Gérard David et l'élément étranger dans la peinture flamande…

Car il est de toute évidence que, malgré la trivialité qu’on lui reproche, et qui n’est qu’un attachement extrême à la réalité, l’art flamand a tenté, de sacrifier au goût italien ou français et que les plus nationaux de ses adeptes nous apparaissent encore sous les noms de Memling, G. David, Bouts, Frument, tous étrangers, et de Van Eyck, Metsys, Van der Weyden, Van der Goes, Horenbout, tous nés hors de Bruges.
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Edgar Baes Gérard David et l'élément étranger dans la peinture flamande…

Dans la Vierge embrassant son Fils [2] se dévoile le style de Memling, de même que dans la Déposition de Croix [3] , autre œuvre de Roger où l’on voit un dévot priant, rappelant une figure de Van Eyck, outre une Vierge avec Saint-Jean, dignes du peintre de l’hôpital de Bruges. Memling n’était point original, point novateur. Son triptyque de Floreins, daté de 1479, et dénotant le plus admirable miniaturiste, paraît avoir été commandé comme une suite à des tableaux de maîtres antérieurs ; les figures de petits anges du volet de gauche et de l’Enfant (volet de droite) évoquent Roger.
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On ne saurait méconnaître dans le Mariage mystique [4] (dont le centre représente la Vierge, l’Enfant, des saintes, et, au fond, une chaudière avec des bourreaux) , un sujet aimé de G. David. Sur les volets de ce triptyque, l’Apocalypse et la Décollation, l’on voit aussi des fragments analogues aux sujets de ce peintre : un seigneur en pourpoint rouge et or, dans le goût de T. Bouts ; une eau d’un vert foncé spécial ; un pontife tel que celui de la Châsse de Sainte-Ursule, et surtout un Saint-Jacques de Compostelle qui rappelle le tableau du Musée de Rouen.
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