Auteur : Hippolyte Fierens-Gevaert

Résumé

Auteur : Hippolyte Fierens-Gevaert Revue des Deux Mondes

Toute trace d’inspiration médiévale n’a point disparu du Retable. Le pian général, l’opposition des zones céleste et terrestre, la ferveur solennelle des grandes figures, l’esprit monumental de l’œuvre et ses divisions architectoniques, autant de survivances du grand art gothique français. Mais cette fidélité a dépouillé entièrement les formes scolastiques et n’arrête plus l’ardeur des peintres à explorer le monde nouveau où ils s’engagent. Leur art lutte avec la réalité. A l’extérieur, les deux saints Jean imitent des statues à faire illusion.
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Auteur : Hippolyte Fierens-Gevaert Revue des Deux Mondes

Au bord de la prairie divine où l’Agneau s’immole, les peintres du Retable dressent la Fontaine de vie épanchant ses ruisselets argentés. Et le chef-d’œuvre tout entier est resté pour l’art septentrional une source d’études et d’enthousiasme, la Fons vitæ. L’Italie eut les fresques de Masaccio ; la Flandre eut le polyptyque des van Eyck. Encore les synthèses monumentales de la chapelle des Brancacci s’annoncent-elles chez Giotto ; mais où trouver un précédent à l’épopée religieuse de l’Agneau ?
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Auteur : Hippolyte Fierens-Gevaert Revue des Deux Mondes

Architectes, peintres, sculpteurs gantois sont au premier rang de l’école belge, et certains jouent un rôle marquant dans la rénovation de l’art décoratif. Seulement, ici, comme ailleurs, on croit trop que peinture et sculpture sont faites pour les musées. La pinacothèque moderne de Gand est extrêmement remarquable ; mais pour l’amour des grandes traditions flamandes, on souhaiterait que des peintures d’un Claus, les sculptures d’un George Minne s’ajoutassent au trésor des édifices gantois. Le respect du patrimoine ancien ne doit pas entraîner la méconnaissance des forces modernes.
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