Gustave Flaubert,
Œuvres de jeunesse
“ Isabeau penchait sa tête vers lui avec complaisance. Il y avait, dans l’expression des yeux tendres et enflammés du duc à genoux, de l’amour et du bonheur ; dans ceux d’Isabeau, de l’amour et de l’ambition. C’était d’un côté du miel, de l’autre du nectar et du poison. — Oui, à nous le trône, dit le duc après que cet épanchement mutuel de sentiment se fut opéré, à nous le trône ! toi à moi, moi à toi ! notre cœur pour nous deux ! notre amour pour nous deux ! La France pour toi ! — Oh ! le trône ! être seule et maîtresse ! Y songes-tu ? ”
