Amédée de Bast

Élements biographiques

Amédée de Bast Merveilles du génie de l'homme… (1855)

Rome, dont ces barbares hurlaient le nom en traversant à la nage les grands fleuves qui séparent le nord de l'Europe de l'attrayante Italie, fut une des premières cités où les arts reçurent la palme du martyre. Ces misérables peuples, qui n'avaient ni annales, ni histoire, ni liens sacrés avec un glorieux passé, se ruaient à qui mieux mieux sur les archives de marbre, de bronze et d'airain d'une nation généreuse, qui avait asservie le monde moins par la force de ses armes que par la justice de ses lois, la noblesse de ses mœurs et l'éclat civilisateur de sa puissance.
Source : Gallica

Amédée de Bast Les galeries du palais de justice de Paris… (1851-1854)

Philippe, comme tous les hommes supérieurs dans les arts, comme Benvenuto Cellini, comme Gérard Dow, comme Rembrandt, comme Jean Goujon , aimait à travailler dans le silence et dans le mystère. Son génie avait besoin de se recueillir et de s'isoler pour créer : il y a, en effet, dans la solitude un soleil moral qui mûrit les inspirations et qui dore de ses invisibles rayons toutes ces grandes pensées qui s'échappent de l'âme de l'artiste pour s'incarner ensuite, si l'on peut s'exprimer ainsi, en bronze, en toile, en pierre ou en airain.
Source : Gallica

Amédée de Bast Merveilles du génie de l'homme… (1855)

Constantinople était une ville qui n'était ni grecque ni romaine, et où les beaux-arts transplantés ne pour vaient plus fleurir. La musique eut le sort de la sculpture et de la peinture; elle languit et disparut sous la pourpre vénale des
successeurs de Constantin le Grand, dans la boue séditieuse des légions déshonorées, dans les clameurs d'un peuple insolent et perfide, dans les anathèmes du schisme et de l'hérésie, dans le tumulte lointain mais perceptible de l'arrivée des barbares, qui poursuivaient l'ombre de Rome, au-delà du Tibre asservi et des Alpes captives.
Source : Gallica

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