Résumé

Amédée de Bast Les galeries du palais de justice de Paris… (1851-1854)

Philippe, comme tous les hommes supérieurs dans les arts, comme Benvenuto Cellini, comme Gérard Dow, comme Rembrandt, comme Jean Goujon , aimait à travailler dans le silence et dans le mystère. Son génie avait besoin de se recueillir et de s'isoler pour créer : il y a, en effet, dans la solitude un soleil moral qui mûrit les inspirations et qui dore de ses invisibles rayons toutes ces grandes pensées qui s'échappent de l'âme de l'artiste pour s'incarner ensuite, si l'on peut s'exprimer ainsi, en bronze, en toile, en pierre ou en airain.
Source : Gallica

Amédée de Bast Les galeries du palais de justice de Paris… (1851-1854)

La victoire était entière : le port de Messine était à nous, et on entendait au loin les cloches de la ville qui célébraient la défaite de la tyrannie et l'arrivée des Français.
Philippe Asselin redescendit alors tout sanglant de son glorieux piédestal, et s'achemina vers le banc ignominieux qu'il avait quitté pour reprendre ses rames.
— Où vas-tu? lui demanda Vivonne.
— Reprendre mes fers et ma rame, monseigneur, repartit le forçat.
— L'homme qui a teint de son sang à la face de l'ennemi le drapeau de la France, ne peut plus être captif.
Source : Gallica

Amédée de Bast Les galeries du palais de justice de Paris… (1851-1854)

Les fêtes du carnaval, en tant que réunions de famille, trouvaient les hommes les plus sérieux et les plus sages des six derniers siècles, tout disposés à jouir de cette aimable liberté.
Or, le Parlement de Paris, sentinelle vigilante de ses mœurs aussi bien que des institutions et des lois de la nation , n'avait garde de négliger la célébration de ces jours de jubilation que l'Eglise a placés sur la limite de la pénitence et des austérités, comme pour apprendre aux hommes qu'il n'y a qu'un pas de l'abondance à la famine, de la joie aux larmes, de la félicité à la douleur.
Source : Gallica

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