Cour des Monnaies

Définition et enjeux

Alfred Gautier,  Précis de l'histoire du droit français… (1887)

“ COUR DES MONNAIES. 373
fut une ordonnance de 1357 (1) , sous le roi Jean, qui créa un tribunal spécial composé des généraux des monnaies, tribunal distinct de la Chambre des comptes, ayant des attributions contentieuses sur tout ce qui était relatif à la fabrication des monnaies, même sur les règlements que devaient observer les orfèvres, bijoutiers et toutes personnes travaillant l'or ou l'argent. Les individus qui travaillaient à la fabrication des monnaies pouvaient même, par faveur spéciale, porter les causés qui les concernaient devant cette Cour.
”
Source : Gallica

Ottomar Haupt,  Traité des opérations de banque contenant les usages commerciaux… (1894)

“ Il s'agit donc d'une augmentation de non moins de 98 millions de fl., chiffre qui nous paraît trop fort par rapport au retrait de seulement 70 millions de fl., tout au plus, de billets d'État en coupures de 1 fl. et surtout en présence d'un stock de 200 millions de fl. argent que le Gouvernement veut également mettre en circulation. Le fait d'une entrée en scène par une masse de monnaie d'argent de 300 millions de fl. ou 600 millions de cour., dont la couronne ne vaut, à 30 d. ”
Source : Gallica

Théophile Ducrocq,  Cours de droit administratif..… (1877)

“ La monnaie est une marchandise, c'est-à-dire une chose utile et échangeable, servant de mesure aux valeurs, parce qu'elle est elle-même une valeur. De sorte que la mission de l'autorité publique en matière monétaire (ce qui condamne à la fois la doctrine du prétendu droit de seigneuriage, la pratique des anciennes altérations monétaires, la disposition regrettable de l'article 1895 du Code civil qui les suppose, et l'émission des papiers-monnaies conséquence extrême de la théorie de la monnaie-signe) consiste à certifier la valeur réelle de la pièce. ”
Source : Gallica

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