Raymond Serrure

Résumé

Raymond Serrure Traité de numismatique du moyen âge… (1891-1905)

L'Empire vit du souvenir du grand homme qui n'est plus, mais rien de nouveau, rien d'original ne se montre. La numismatique, en bon miroir de l'état social, reflète absolument la situation du règne. Pas un seul type inventé n'apparaît, tous sont la continuation de ceux créés par le génie artistique des contemporains de Charlemagne. Les monnaies de Louis le Débonnaire sont en général d'une exécution propre et soignée, mais il n'y a plus chez les graveurs des coins cette largeur de burin, cette sincérité de taille de celui qui crée.
Source : Gallica

Raymond Serrure Traité de numismatique du moyen âge… (1891-1905)

Pour peu qu'on ait acquis les premières notions de la numismatique, on peut facilement distribuer les monnaies entre les grands groupes auxquels elles appartiennent. Personne, au bout d'un jour d'études, ne confondra plus une mérovingienne avec un denier féodal, une byzantine avec un gros tournois, une carolingienne avec une bractéate. Les grandes erreurs chronologiques sont rares chez les gens de quelque expérience : la plus fréquente est peut-être celle qui consiste à faire d'un denier mérovingien ou anglo-saxon muet une monnaie gauloise 1.
Source : Gallica

Raymond Serrure Traité de numismatique du moyen âge… (1891-1905)

La véritable difficulté est la distribution chronologique des monnaies d'un même pays entre des souverains homonymes qui se succèdent. En l'absence de tout document écrit contemporain des émissions, le seul moyen de trancher la difficulté est l'examen d'une trouvaille. Chaque coup de bêche qui amène la découverte d'une cachette monétaire — ce coffre-fort du passé — doit être considéré comme une bonne fortune pour la science. Le procès-verbal exact d'une trouvaille est souvent plus profitable à la numismatique que la dissertation académique le plus savamment charpentée.
Source : Gallica

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