Adolphe Dieudonné

Résumé

Adolphe Dieudonné Manuel de numismatique française… (1912-1936)

Il y a doute pour le Florin au type de Florence, que je donne à la Navarre ; pour l'Écu d'or, le Royal d'or 2, et cette imitation du Gros tournois avec les chaînes en bordure, que je garde à Évreux. Il y a doute même pour des pièces portant Comes Ebroicensis, parce que le roi de Navarre a pris ce titre dans le Midi pour concurrencer par un numéraire approprié celui du « comte » de Provence, et qu'il s'intitulait volontiers « roi » dans le Nord pour faciliter la confusion avec les pièces du roi de France. Il vaut mieux se guider d'après la nature de la pièce imitée.
Source : Gallica

Adolphe Dieudonné Manuel de numismatique française… (1912-1936)

Philippe le Bon hérita de Jacqueline en 1433, et, sous le puissant duc de Bourgogne, souverain des Pays-Bas, l'existence du Hainaut comme état particulier, qui subsiste en droit jusqu'à sa réunion à la France, en 1794, n'est réellement plus qu'une fiction légale. Il n'y a dans le monnayage unitaire de cette dynastie que le titre Comes Hanoie, ou le monogramme du Hainaut en différent, ou le nom de Valenciennes, qui différencie certaines pièces. De même Philippe II d'Espagne nous a laissé quelques monnaies avec la légende Co. Hano.
Source : Gallica

Adolphe Dieudonné Manuel de numismatique française… (1912-1936)

Le vieux denier toulousain de compte, qui était déjà le double du Toulousain poitevin, passe alors à l'état de double tournois.
Pour réaliser celui-ci en nature, on frappe une pièce singulière, le Gros toulousain, de 6 deniers et demi de loi, au monogramme d'Erbert du Mans, la croix cantonnée de la croisette toulousaine 2, qui fut appelé Mansois (le Mansois valait aussi 2 d. t.) à cause de son type et à l'imitation du « Mansois » que frappait alors Charles, comte du Maine et comte de Provence, à Avignon, ville partagée entre lui et Alfonse de Poitiers.
Source : Gallica

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