Adolphe Dieudonné

Élements biographiques

Adolphe Dieudonné Manuel de numismatique française… (1912-1936)

Il y a doute pour le Florin au type de Florence, que je donne à la Navarre ; pour l'Écu d'or, le Royal d'or 2, et cette imitation du Gros tournois avec les chaînes en bordure, que je garde à Évreux. Il y a doute même pour des pièces portant Comes Ebroicensis, parce que le roi de Navarre a pris ce titre dans le Midi pour concurrencer par un numéraire approprié celui du « comte » de Provence, et qu'il s'intitulait volontiers « roi » dans le Nord pour faciliter la confusion avec les pièces du roi de France. Il vaut mieux se guider d'après la nature de la pièce imitée.
Source : Gallica

Adolphe Dieudonné Les monnaies capétiennes ou royales françaises… (1923-1932)

L'ensemble des caractères extérieurs de la monnaie constitue ce qu'on appelle le style. On ne confond pas le style de Philippe-Auguste avec celui de Philippe Ier. Plus délicat est le départ pour les règnes de Louis VI et de Louis VII. Nous avons vu qu'il fallait se résigner à ne comprendre sous ces termes que des périodes approximatives ; encore y a-t-il des chevauchements qui rendent le classement malaisé : nous croyons être parvenu à rétablir dans chaque ville la succession véritable des monnaies.
Source : Gallica

Adolphe Dieudonné Manuel de numismatique française… (1912-1936)

Théoriquement, le comte n'aurait pas dû émettre de monnaies d'or et d'argent dans son comté de Flandre, situé dans les limites du royaume, puisque cela n'était pas conforme à la « coutume », mais les populations de ces contrées restaient plus particularistes que celles de la Bourgogne, et le roi n'avait pu profiter, comme en Bourgogne, d'une transmission d'apanage pour implanter sa grille ; la force des choses l'emporta, et la coutume suivit. Le duc avait même la prétention, tout en recevant la monnaie du roi, de la « réduire et évaluer à la sienne ».
Source : Gallica

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