Philippe IV le Bel

Définition et enjeux

Gustave Ducoudray Histoire générale, depuis l'invasion des barbares jusqu'en 1610… (1883)

Son fils Philippe IV, dit le Bel, n'avait encore que dix-sept ans, mais il était plein de vigueur et si fort qu'appuyant les mains sur l'épaule de deux chevaliers, il les contraignit à plier. Il dut son surnom à la beauté remarquable de son visage. Froid, impassible, rusé, souvent cruel, il fit faire de grands progrès à la royauté, mais les peuples l'ont maudit de son temps, et l'histoire ne saurait l'appeler grand, car rien n'est grand que l'honnête.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Études sur la politique religieuse du règne de Philippe le Bel (1899)

Le roi Philippe IV personnellement était un homme très pieux, un croyant austère, moins éloigné qu'on ne le croit
GUILLAUME DE NOGARET 121
(sauf la bonté) de son aïeul saint Louis. Il est une piété qui ne répugne pas à faire servir la religion à des intérêts mondains ; ce fut là un des traits caractéristiques des Capétiens de la deuxième moitié du XIIIe siècle, princes qui ont beaucoup d'analogie avec Philippe II d'Espagne. La politique de Philippe le Bel et de ses ministres peut être définie une vaste tentative pour exploiter l'Eglise au profit de la royauté
Source : Gallica

Histoire de France (1833)

PHILIPPE IV, dit le Bel, né d'Isabeau d'Arragon , succéda à son père Philippe- le-Hardi, en 1285. Ce prince ayant levé quelques deniers sur le clergé de France, pour soutenir la guerre contre les Flamands, l'empereur Adolphe, Édouard, roi d'Angleterre, le duc de Bar, ligués contre lui, fut excommunié par Boniface VIII. Indigné de cette action, Philippe fit brûler la bulle du Pape, et le fit citer au concile par deux gentilshommes; un d'eux lui donna un coup de gantelet dont
il mourut.
Source : Gallica

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