Résumé

Jules Laurès Le problème des changes et la baisse du franc… (1926)

Nous pouvons être en pleine tranquillité politique, en pleine
bonace économique, si l'on achète à la Bourse des devises étrangères en stocks considérables, notre devise nationale baissera. L'achat de la livre et du dollar c'est la vente du franc. C'est le jeu pur et simple de la loi de l'offre et de la demande. Il suffit que pour un motif quelconque, plausible ou non, affollement ou calcul, on demande de la livre et du dollar, pour que le franc subisse une baisse proportionnelle.
Source : Gallica

Jules Laurès Le problème des changes et la baisse du franc… (1926)

Il n'est plus question d'empêcher la dilapidation de quelques fortunes privées, mais la ruine de notre crédit national, de notre devise nationale et s'il ne faut pas s'attendre à la résurrection de jeu en matière de titres, rentes ou autres effets publics, les circonstances exigent cette résurrection dans les matières de change. La nation n'est-elle pas soumise à tous les sacrifices et notre situation financière ne mérite-t-elle pas une intervention rapide et efficace, même brutale.
Source : Gallica

Jules Laurès Le problème des changes et la baisse du franc… (1926)

Des sanctions civiles
Il peut sembler inélégant au point de vue juridique de juxtaposer dans un projet de loi des sanctions civiles et la répression pénale. C'est qu'en l'espèce la répression n'est pas le but, mais un moyen. Le but c'est le redressement du franc.
Je ne me préoccupe pas, bien que ce fut louable, de sanctionner le jeu, en matière de changes, par des peines appropriées.
Ce serait peut-être en l'état de nos mœurs, et du succès des loteries une grande naïveté. Peut-être même, hors le côté
moral, le jeu est-il comme les langues que louait et critiquait tour à tour Ésope?
Source : Gallica

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