Résumé

Édouard Badon-Pascal Des Marchés à terme, étude pratique au point de vue légal et financier… (1877)

L'horreur du jeu, le désir de l'atteindre partout où il se cache, ont conduit la magistrature à confondre avec le jeu la spéculation légitime, celle qui est un élément nécessaire de la prospérité publique.
« Ah ! pourquoi, au lieu de dénier l'action civile pour raison des engagements pris dans les marchés à terme, n'a-t-on pas maintenu tous les droits de la loyauté, le respect et l'inviolabilité des engagements ? Pourquoi n'a-t-on pas condamné l'homme qui a fait un marché à terme et qui n'en remplit pas les conditions ? »
Source : Gallica

Édouard Badon-Pascal Des Marchés à terme, étude pratique au point de vue légal et financier… (1877)

Cette opinion est encore erronée ; car il est impossible d'admettre sérieusement qu'un intermédiaire responsable pousse sciemment son client à faire des opérations en disproportion avec ses moyens. Le résultat de cette excitation serait le risque de ne pas être payé, risque que l'agent de change n'entend sans doute pas courir quand il engage l'opération. Il est vrai qu'en accordant plus de crédit que la position ne le comportait, il a pu commettre une faute, mais sa faute n'est pas comparable à celle de l'homme qui a abusé de sa confiance en lui faisant croire à un crédit imaginaire.
Source : Gallica

Édouard Badon-Pascal Des Marchés à terme, étude pratique au point de vue légal et financier… (1877)

Eh ! que deviendrait notre crédit si l'on cantonnait les opérations de la Bourse dans les marchés au comptant et si l'on en chassait la spéculation, qu'il ne faut pas confondre avec le jeu? Dans l'espace d'un moment, vous verriez la rente s'affaisser sous le poids de la baisse, les capitaux disparaître, l'intérêt de l'argent, dont le régulateur est la Bourse, s'élever, et le Gouvernement chercher en vain les moyens d'emprunter à des conditions avantageuses.
Source : Gallica

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