Résumé

Mémoire de la Chambre syndicale des agents de change de Paris… (1843)

Les marchés à terme sont la sauve-garde des marchés au comptant ; ils retardent une élévation trop rapide ou une chute funeste ; l'histoire de la Bourse depuis vingt-cinq ans le prouve à qui veut l'étudier. « Qui dit crédit ne dit pas comptant : » ces mots s'excluent.
En bourse, le comptant c'est l'actuel, le crédit c'est l'avenir ; en industrie, le comptant c'est la matière première, le crédit c'est le travail ; en commerce, le comptant c'est la marchandise, le crédit c'est la spéculation. En un mot, le comptant c'est la fabrique, c'est le magasin, c'est l'inventaire
Source : Gallica

Mémoire de la Chambre syndicale des agents de change de Paris… (1843)

« L'argent ne va qu'à la Bourse par suite même de ces facilités, de ces avantages que l'on attribue aux opérations sur les fonds publics ; l'argent, pour se jeter sur la rente, se détourne de l'industrie, du commerce et des terres. » Voilà cette pensée dans toute sa latitude ; discutons-la.
L'argent vient à la Bourse pour s'y placer, soit au comptant, soit à terme, soit sur report.
Source : Gallica

Mémoire de la Chambre syndicale des agents de change de Paris… (1843)

Il y a, dans une année, mille fois plus de gens ruinés par le commerce et l'industrie que par des spéculations de bourse ! Faut-il supprimer le commerce? Faut-il -étouffer l'industrie ? On abuse du feu, du fer, de la poudre, de la liberté, de la religion, de la parole, de la plume ; on abuse de tout.
L'abus doit-il faire proscrire l'usage?
Nous dirons aux esprits prévenus: ne croyez pas que vous parveniez à supprimer les marchés à terme, car ils sont dans la nature des choses, ils importent essentiellement au commerce, à l'industrie, au crédit de l'Etat
Source : Gallica

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