Résumé

Charles Lejeune Traité des opérations de banque… (1923)

Comme il est bien rare de trouver un État qui ne soit pas dans une situation financière difficile, il en résulterait que l'État banquier résisterait malaisément à la tentation de se procurer de l'argent d'une manière aussi simple, ce qui provoquerait rapidement une inflation fiduciaire et une dépréciation des billets de banque transformés en papier-monnaie.
C'est ce qui, du moins en théorie, a fait préférer le régime du monopole au profit d'une banque privée. Il est en effet facile pour l'État de contrôler une seule banque pour veiller à ce qu'elle ne dépasse pas son pouvoir d'émission.
Source : Gallica

Charles Lejeune Traité des opérations de banque… (1923)

Mais en fait, on doit constater que l'État n'accorde et surtout ne renouvelle le privilège d'émission que contre de sérieux avantages, emprunts consentis, droit d'intervenir dans la gestion, que la Banque n'a pas toujours le pouvoir de refuser. Et l'inflation fiduciaire peut se produire aussi bien avec une banque privée à laquelle un État impose des emprunts, qui ne peuvent être alimentés que par des émissions de billets. En sorte qu'en pratique, la distinction est souvent très difficile entre le monopole donné à une Banque d'État et le monopole donné à une banque privée.
Source : Gallica

Charles Lejeune Traité des opérations de banque… (1923)

Prêts et avances. — Les banquiers pratiquent encore des opérations d'avances non plus sur des effets de commerce comme dans l'escompte, mais sur des valeurs diverses, titres, documents ou marchandises. Le degré de sécurité est alors bien différent. En effet, dans l'escompte, le banquier court le risque de voir l'effet sur lequel il a consenti une avance non payé à l'échéance. Mais, tout en tenant compte de ce risque, il est en droit de compter sur l'encaissement d'une somme fixe qui est celle du montant de l'effet.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature