Claudio Jannet, Le capital, la spéculation et la finance au XIXe siècle
“ Pendant les quelques mois qui précèdent, une campagne de hausse est menée de manière à faire croire au public que le nouvel emprunt fera prime. On l’émet à deux ou trois francs au-dessous du dernier cours obtenu ; le public souscrit, ou plutôt se hâte d’acheter, en payant une prime, les rentes dont les grands établissements financiers se sont assurés. Pendant un mois, les cours se soutiennent pour leur faciliter l’écoulement de ce stock ; puis on laisse aller le marché et l’emprunt retombe à son taux naturel, c’est-à-dire au-dessous de son taux d’émission. ”
