Prime (finance)

Définition et enjeux

Claudio Jannet Le capital, la spéculation et la finance au XIXe siècle

Pendant les quelques mois qui précèdent, une campagne de hausse est menée de manière à faire croire au public que le nouvel emprunt fera prime. On l’émet à deux ou trois francs au-dessous du dernier cours obtenu ; le public souscrit, ou plutôt se hâte d’acheter, en payant une prime, les rentes dont les grands établissements financiers se sont assurés. Pendant un mois, les cours se soutiennent pour leur faciliter l’écoulement de ce stock ; puis on laisse aller le marché et l’emprunt retombe à son taux naturel, c’est-à-dire au-dessous de son taux d’émission.
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Claudio Jannet Le capital, la spéculation et la finance au XIXe siècle

Un marché à prime pour livrer (a put) peut servir d’assurance à un capitaliste contre une baisse violente des valeurs qu’il possède. Un marché à prime pour livrer (a call) peut être fait par un acheteur riche, dont les fonds ne sont pas actuellement disponibles, mais qui peut désirer être à même de s’assurer une certaine quantité de titres à un prix fixe, si, à l’époque de la réponse des primes, ils ne sont pas à un cours plus bas.
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Claudio Jannet Le capital, la spéculation et la finance au XIXe siècle

De même ceux qui réalisent des valeurs par des ventes au comptant cherchent à maintenir les cours par des achats de primes, sauf à les abandonner, si les cours baissent.
Les marchés à prime sont donc une sorte d’assurance. Seulement, tandis que cette combinaison a sa raison d’être sur les marchés de marchandises, à la Bourse, elle ne sert que l’agiotage proprement dit [37] . Elle permet d’opérer sur des quantités considérables avec des capitaux restreints et de réaliser parfois d’énormes bénéfices. Elle tend parfois à fausser la cote, comme on vient de le voir par l’exemple précédent.
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