Résumé

Claudio Jannet Le capital, la spéculation et la finance au XIXe siècle

Les gains du commerce ne peuvent pas plus être tarifés, ni même être ramenés, en conscience, à une mesure fixe, que ses risques de perte ne peuvent être arbitrés à l’avance. La concurrence en est le seul régulateur, en fait comme en droit.
Le commerçant de profession n’est pas d’ailleurs seul à spéculer et les gens du monde, qui déclament contre la spéculation, s’y livrent chaque jour, à moins qu’ils ne soient des imprévoyants et des dissipateurs.
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Claudio Jannet Le capital, la spéculation et la finance au XIXe siècle

Gardera-t-on son fonds en billets de banque ? Mais ils ont déjà commencé à perdre en certaines provinces et le nombre en croît dans un si grand excès, que chacun croit y lire le présage d’une révolution fatale.
Quand les richesses réelles croissent dans un royaume, quand l’or et l’argent s’y multiplient considérablement, le prix des denrées croît à la vérité et la dépense augmente nécessairement ; mais les moyens de payer ce prix croissent en même temps et la recette s’augmente autant que la dépense, en sorte que la fortune des hommes se trouve toujours à peu près dans la même proportion.
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Claudio Jannet Le capital, la spéculation et la finance au XIXe siècle

La valeur foncière se compose de deux éléments étroitement mélangés et dont l’importance relative varie incessamment, en sorte que la théorie seule les distingue et que la pratique a toujours vu avec raison dans la terre un capital comme les autres.
La qualité que le sol a de servir de matrice aux phénomènes de la végétation et de support à l’habitation humaine, les éléments assimilables contenus dans son sein, les arbres et les herbes qu’elle produit spontanément, les eaux qui sillonnent sa surface, voilà le don primitif de Dieu fait aux hommes pour leur rendre le travail possible.
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