Résumé

A. Cochut Revue des Deux Mondes

Dans les émotions de la sensibilité, elle trouvait de ces larmes sympathiques, de ces cris de nature que l’art ne saurait imiter. Dans les grands mouvemens de passion, elle renouvela les prodiges de la scène antique. Lorsque terrible, l’œil en feu, la menace à la bouche, elle s’avançait à l’encontre du spectateur debout au parterre, on vit parfois cette foule mouvante, comprimée par la terreur, reculer en tremblant jusqu’au fond de l’enceinte, et s’y blottir de manière à laisser un espace vacant entre elle et cette femme qui lançait la foudre.
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A. Cochut Revue des Deux Mondes

Puisqu’on a pour système d’exciter les appétits matériels, il est prudent de leur préparer une nouvelle pâture. La spéculation terre à terre ne suffit pas à un grand peuple ; il s’y trouve des natures aventureuses auxquelles il faut un horizon large et chaudement coloré, des aspects nouveaux, des rêves de fortune et de gloire, de l’imprévu, de l’idéal. Voilà ce qu’offre précisément le programme des colons de la Guyane, et on peut lui appliquer ce mot heureux de l’un de nos hommes d’état : « La colonisation, c’est la poésie de la paix. »
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A. Cochut Revue des Deux Mondes

C’est la passion abstraite qu’ils peignent, mais d’une main assez sûre, d’une touche assez large pour que l’acteur puisse faire vivre sur la scène des types savamment personnifiés. La langue dont se servent, réunissant la clarté, l’exactitude du parler, habituel au noble épanouissement du style littéraire, permet, que dis-je ? commande impérieusement cette musique du langage qui poétise la voix de l’instinct. Sachant bien, que le drame a besoin, pour exister, de l’émotion populaire, l’idéalisme n’est pour eux qu’un moyen de concentrer : l’intérêt par l’unité d’impressions.
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