Résumé

Portrait de Clément Juglar Clément Juglar Des crises commerciales et de leur retour périodique en France… (1889)

Accuse-t-on la spéculation à outrance à l'aide d'une simple circulation de crédit? Ici, à moins de supprimer la liberté des transactions, il sera plus difficile d'intervenir directement, tandis qu'indirectement la hausse de l'escompte fait tout rentrer dans l'ordre. Rendant plus onéreux les achats à terme, elle ne permet pas de maintenir une position mal engagée ; il faut livrer la marchandise au cours, c'est-à-dire en baisse, et, en revenant au comptant, l'équilibre se rétablit, puisqu'il est plus avantageux d'exporter le produit que d'aller prendre de l'or dans l'encaisse des banques.
Source : Gallica

Portrait de Clément Juglar Clément Juglar Des crises commerciales et de leur retour périodique en France… (1889)

Les grandes crises se distinguent donc par des caractères qu'on ne peut méconnaître : grande prospérité, grand mouvement d'affaires, hausse des prix, arrêt brusque, interruption des échanges, baisse des prix, liquidation des maisons qui ont succombé et de celles qui étaient trop chargées ; voilà l'évolution complète. Le cycle est parcouru dans le monde entier sur toutes les places de commerce. L'universalité de la crise ne permet pas de la confondre avec de simples accidents, avec des paniques même qui peuvent se manifester dans de grands centres sous des influences particulières.
Source : Gallica

Portrait de Clément Juglar Clément Juglar Des crises commerciales et de leur retour périodique en France… (1889)

On exporte le numéraire pour remettre en équilibre les prix, la circulation et le capital. Mais si la circulation, pour la plus grande partie, est en papier, l'or et toutes les valeurs au pair fuient avec lui : il y a baisse des changes avec l'étranger. L'or et l'argent non déprécié sont les seules bases de la circulation.
Les efforts pour maintenir le taux de l'escompte à un degré uniforme sont une folie ; son élévation est le signe et non la cause du mal. Le mal réel est la proportion altérée du capital et du crédit dont cette élévation est le correcteur.
Source : Gallica

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