Papier-monnaie

Définition et enjeux

Victor Bonnet,  L'Expérience nouvelle du papier-monnaie…

“ Ce qu’il y a de grave encore avec le papier-monnaie, c’est qu’on n’a plus de boussole pour se diriger dans la vie commerciale; toutes les affaires sont livrées au hasard de la spéculation et reposent sur le crédit. C’est comme un édifice qu’on bâtit sur un terrain peu solide; il y a toujours un moment où il finit par être renversé. Enfin là même où le papier-monnaie ne produit pas ses effets les plus désastreux, où il reste au pair comme en France, il a encore une influence fâcheuse, qui est d’amener une hausse artificielle des prix. ”
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Victor Bonnet,  Les Billets de la Banque de France sous le régime du cours forcé

“ Le papier-monnaie est en effet le suppléant du numéraire, suppléant économique et d’un maniement plus commode; mais il n’est pas le numéraire lui-même, il n’en a pas les qualités, il ne doit jamais viser à le remplacer complètement. Le numéraire est un capital, parce qu’indépendamment de l’utilité il est le produit d’un travail plus ou moins coûteux; le papier-monnaie n’en est pas un, parce qu’il ne coûte rien et qu’on peut le multiplier à volonté. ”
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Jules Avigdor,  Revue des Deux Mondes

“ La disparition du papier-monnaie réduit au contraire le capital à sa seule et unique valeur, à celle que représente la somme disponible en espèces monnayées. Il est certain que là où se rencontre le papier-monnaie, là aussi se trouve le plus grand marché et se portent de préférence les entreprises colossales. Tout ce qui réclame les capitaux dans cette sphère commerciale et industrielle, sous le nom d’escomptes, de spéculations, d’emprunts, de manufactures, etc., grandit dans les plus vastes proportions sous l’influence du papier-monnaie, et s’annihile pour ainsi dire sans son intervention. ”
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