Jules Avigdor

Résumé

Jules Avigdor Revue des Deux Mondes

Il sent, en financier habile et en politique prévoyant, qu’il est l’heure de faire rentrer dans son lit ce torrent de papier-monnaie qui a fertilisé par son débordement le terrain industriel, et qu’opposer dans un temps de calme et de paix une digue à son cours déréglé, c’est dès à présent rendre l’Angleterre maîtresse de faire avec succès, aux époques d’urgence, un nouvel appel à la force vive de ce puissant instrument de crédit.
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La disparition du papier-monnaie réduit au contraire le capital à sa seule et unique valeur, à celle que représente la somme disponible en espèces monnayées. Il est certain que là où se rencontre le papier-monnaie, là aussi se trouve le plus grand marché et se portent de préférence les entreprises colossales. Tout ce qui réclame les capitaux dans cette sphère commerciale et industrielle, sous le nom d’escomptes, de spéculations, d’emprunts, de manufactures, etc., grandit dans les plus vastes proportions sous l’influence du papier-monnaie, et s’annihile pour ainsi dire sans son intervention.
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Si l’on songe cependant que les prévisions de sir Robert Peel ne se portent pas seulement sur les nécessités du présent, mais qu’elles embrassent un plus vaste horizon, qu’elles s’étendent à des temps de crise et de guerre, on peut reconnaître dans son plan une tendance louable à combattre les dangers que peuvent courir les richesses du pays et à les assurer dès à présent contre le choc des plus tristes éventualités. Quel titre un homme d’état ne se forme-t-il pas à la reconnaissance de sa patrie en lui indiquant ainsi la seule voie à suivre pour traverser les mauvaises phases de sa destinée !
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