Victor Bonnet, Les Billets de la Banque de France sous le régime du cours forcé
“ Ce qui trompe en effet, c’est la facilité avec laquelle le public accepte le papier et le fait circuler comme la monnaie elle-même. Il le trouve très commode, n’en demande pas le remboursement, et alors on n’aperçoit plus la limite où l’on doit s’arrêter. L’illusion s’empare des esprits; on se dit qu’après tout les billets reposent sur la confiance générale. Du moment qu’ils sont acceptés du public et émis en échange de valeurs sérieuses, qu’ils ont une garantie supplémentaire dans le capital de la banque, pourquoi ne circuleraient-ils pas en dehors de toute réserve métallique? ”
