Résumé

Victor Bonnet La Liberté des banques d’émission et le taux de l’intérêt

Il y a dans ces divers pays un instrument de crédit, un moyen d’échange beaucoup plus perfectionné que l’emploi du numéraire ou des bank-notes : c’est l’emploi du chèque au moyen des dépôts.
Le dépôt en compte courant et le chèque, voilà le perfectionnement nouveau du crédit, la voie où se feront les progrès de l’avenir, et qui laisse bien loin derrière elle l’emploi du numéraire ou même des billets au porteur. Au moyen du chèque, c’est-à-dire d’un mandat sur la banque avec laquelle on est en compte, on peut régler toutes les transactions avec économie de temps et d’argent.
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Victor Bonnet La Liberté des banques d’émission et le taux de l’intérêt

Nous sommes très frappés en France depuis quelques années de l’augmentation rapide de la richesse publique. Cette augmentation est rapide en effet, elle est due surtout aux chemins de fer et aux applications scientifiques de toute nature ; mais elle n’est pas encore, il s’en faut, ce qu’elle pourrait être avec un meilleur système de crédit, avec l’emploi immédiat de nos épargnes. En Angleterre, en Amérique, la richesse s’accroît avec la puissance de l’intérêt composé, tandis qu’en France c’est à peine si elle s’accroît avec la puissance de l’intérêt simple.
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Victor Bonnet La Liberté des banques d’émission et le taux de l’intérêt

Il faut faire de même en France, et au lieu de nous attacher à cette chimère de la multiplication du capital par la liberté des banques d’émission, il faut chercher à utiliser, à rendre disponible celui qui existe réellement. Supposons qu’au lieu d’avoir de 7 à 800 millions de dépôts nous en ayons de 3 à 4 milliards, ce qui certainement n’excède pas les ressources réelles de notre pays, l’accumulation successive de nos épargnes, l’effet qui pourrait en résulter serait immense pour la réduction du taux de l’intérêt et pour la diminution de notre stock métallique.
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