Antoine-Augustin Cournot,
Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique
“ Ici le vrai et le faux tendent, pour ainsi dire, à se fondre l’un dans l’autre : la vérité ne se montre pas comme une lueur uniforme éclairant un espace nettement circonscrit, mais plutôt comme un jet de lumière qui s’affaiblit en s’éloignant de sa source, et dont l’œil suit plus ou moins loin la trace, selon le ton de sa sensibilité. Et qu’on ne dise pas, pour infirmer l’exemple, que c’est une pure question de nomenclature et de méthode que celle de savoir si l’on rangera une plante, un animal dans telle ou telle famille. ”

