Ernest Duvergier de Hauranne

Ernest Duvergier de Hauranne

Résumé

Portrait de Ernest Duvergier de Hauranne Ernest Duvergier de Hauranne Revue des Deux Mondes

Quand les portes de la Maison-Blanche s’ouvrent à la multitude et que le peuple américain tout entier vient librement serrer la main du président qu’il a élu, ce n’est pas une formalité ridicule et vaine ; c’est le signe et le symbole de l’union démocratique du gouvernement et des gouvernés. On y honore le pouvoir non pas sous l’image d’un soldat en uniforme ou d’un prince en manteau royal, mais sous la forme d’un simple homme du peuple, d’un fils de ses œuvres, d’un ancien laboureur comme André Jackson, d’un bûcheron comme Abraham Lincoln, d’un garçon tailleur comme André Johnson.
Source : Wikisource

Portrait de Ernest Duvergier de Hauranne Ernest Duvergier de Hauranne Revue des Deux Mondes

C’est l’esclavage qui condamne le sud à cette immobilité fatale. Si le sud n’a jusqu’à présent qu’une richesse agricole, c’est que l’agriculture peut seule y fleurir avec la routine du travail esclave. On n’y connaît que deux genres de valeurs, la terre et le bétail humain qui sert à l’exploiter. Encore les terres, n’étant pas disputées par la concurrence du travail libre, n’ont-elles d’autre valeur que celle des esclaves qu’on y établit. La seule richesse véritable dans les états du sud, c’est donc l’esclave lui-même, seul instrument de travail et seul agent de production.
Source : Wikisource

Portrait de Ernest Duvergier de Hauranne Ernest Duvergier de Hauranne Revue des Deux Mondes

Nous débarquons : un chemin de fer rustique nous conduit à Grenville, au bord du lac des Deux-Montagnes, où notre navigation recommencé. Ici le paysage devient plus austère, la végétation plus sombre et plus rude. L’eau est noire. Les sapins septentrionaux se pressent sur les collines, et leurs cimes aiguës hérissent au loin l’horizon. C’est le nord avec sa grandeur sévère, mais égayée par un soleil d’été. Il y a un grand et singulier charme dans ces vastes étendues liquides, dans ces longues lignes de forêts, dans la douce tristesse répandue sur ces espaces inhabités.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature