Résumé

Jules Leclercq Un été en Amérique, de l'Atlantique aux Montagnes-Rocheuses… (1886)

Arrivé au fond du gouffre, au bord de la rivière, je m'approche aussi près que possible de la cataracte.
Elle se brise à quelques pas de moi; au-dessus de ma tête, elle se déploie en nappe immense : on dirait d'une énorme trombe d'eau qui tombe du ciel, sans relâche, sans repos. L'oeil peut suivre le cours de ce majestueux fleuve aérien, qui s'abîme sans que rien ne l'arrête dans sa course perpendiculaire. Parfois, le vent chasse de mon côté un nuage d'écume qui s'irise aux rayons du soleil : les couleurs du prisme s'y projettent, non plus en un arc partiel, mais en un cercle parfait.
Source : Gallica

Jules Leclercq Un été en Amérique, de l'Atlantique aux Montagnes-Rocheuses… (1886)

Ottawa n'a pas mieux répondu que Washington aux espérances de ses fondateurs. L'espace ne lui manque pourtant pas ; mais que de rues tracées qui attendent en vain leurs maisons ! C'est comme si la ville était encore à bâtir. La population atteint à peine trente mille âmes : c'est peu pour la capitale de tous les Canadas, c'est-à-dire d'un Empire qui comprend la moitié de l'Amérique du Nord, qui s'étend de l'Atlantique au Pacifique, de la frontière des Etats-Unis à l'océan Arctique.
Source : Gallica

Jules Leclercq Un été en Amérique, de l'Atlantique aux Montagnes-Rocheuses… (1886)

L'imagination s'y égare et l'oeil s'y perd. Du côté de la terre, la ville semble s'étendre à l'infini. Du côté de la mer, on découvre l'immense miroitement de la baie de New-York, avec ses milliers de mâts de vaisseaux, avec son fouillis d'îles qui ressemblent de loin à des émeraudes flottantes. Au delà de l'Hudson et de la rivière de l'Est, on distingue Jersey-City et Brooklyn, qui sont elles-mêmes des villes énormes. Mon oeil planait sur une agglomération de deux millions d'âmes
Source : Gallica

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