Félix Frédéric Moreau

Résumé

Félix Frédéric Moreau Aux Etats-Unis : notes de voyage (1888)

Si la Pennsylvanie est un pays d'industrie et de mines, si le sol y est percé en mille endroits de puits d'où jaillit une huile noire et visqueuse, d'odeur répugnante et dans laquelle le pied glisse, il n'en est pas moins vrai que les paysages gracieux s'y succèdent sans interruption. Bien souvent c'est une jolie prairie vallonnée que l'on croirait dérobée à l'un des coins les plus riants de la Normandie. Ailleurs, dans le voisinage très-habité des villes, ce sont les sites les plus charmants des environs de Paris que l'on s'imagine retrouver.
Source : Gallica

Félix Frédéric Moreau Aux Etats-Unis : notes de voyage (1888)

Nous n'osons pourtant nous éloigner du train, car nous savons déjà, par expérience, qu'en Amérique on ne prévient guère, et que le conducteur lui-même est quelquefois laissé en route. Notre plus longue promenade nous conduit jusqu'au bord de l'Arkansas, le sable de la prairie est agréable à la marche, le pied n'y enfonce pas. Nous regrettons seulement de n'y pas trouver la moindre touffe de verdure à l'ombre de laquelle nous puissions nous asseoir. Impossible de découvrir un coin où se tenir. Pas un siège, sinon dans les cars mais la température y est intolérable.
Source : Gallica

Félix Frédéric Moreau Aux Etats-Unis : notes de voyage (1888)

Une à une les cimes s'éclairent, les ombres font sur la terre des taches démesurément allongées; et l'astre, souverain dispensateur de vie et de lumière, s'élève audessus d'un dédale de pics et de précipices c'est le jour.
De Glacier-Point j'assiste à ce merveilleux spectacle. La vue embrasse les sommets nus de la sierra, les forêts dont la lisière borde le précipice, la vallée enfin tout entière. Une roche en surplomb domine le gouffre on y a planté une balustrade en fer qui permet de s'approcher sans danger.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature