Auguste Nicaise

Résumé

Auguste Nicaise Une année au désert (1864)

Lorsque nous retournâmes au camp, je surpris des larmes dans les yeux de M. de Cissey. Au désert, pour le voyageur et le chasseur, le cheval, c’est souvent un compagnon fidèle, un ami, parfois c’est la vie.
Pendant que s’accomplissait ce rapide épisode, nos compagnons ne restaient pas inactifs. Les coups de feu pétillaient autour de nous. Je vis Hartwood, chargé par un bison blessé, l’attendre de pied ferme, jusqu’à ce que l’animal fût à cinq pas de lui, et, à ce moment, enlever son cheval par un bond de côté qui eût fait le plus grand honneur à un picador espagnol ou à un gaucho.
Source : Gutenberg

Auguste Nicaise Une année au désert (1864)

Je fus heureux de revoir Hartwood. Jusqu'à mon départ nous passâmes chaque jour quelques heures ensemble. Au moment de monter sur le bâtiment qui m'emmenait vers l'Europe :
– Adieu, me dit-il avec tristesse.
– Au revoir peut-être, lui répondis-je, comme pour alléger la séparation.
Il secoua la tête.
– Il est peu probable, continua-t-il, que nous nous revoyions jamais. On ne vient pas tous les jours en Amérique. Mais si plus
tard vos affaires ou vos loisirs vous ramenaient à Saint Louis, n'oubliez pas Hartwood le trappeur.
Source : Gallica

Auguste Nicaise Une année au désert (1864)

Bientôt, brillant papillon, tu sortiras de ta chrysalide, pour courir le monde sous la forme d'un dollar léger, ou d'un louis éclatant. Iras-tu soulager l'infortune, ramener le courage et la santé dans la mansarde du pauvre. Seras-tu le prix du déshonneur et de la honte, ou la rémunération du travail intelligent. Elégant bracelet, collier émaillé de perles et de diamants, bague au chaton ciselé, diadême orgueilleux, iras-tu parer le cou d'une duchesse, les bras charmants d'une créole de l'Amérique du Sud, ou le front d'un rajah indien ?
Source : Gallica

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